28 févr. 2009
27 févr. 2009
...
Des parcelles de passé s'amoncellent.
L’orage ronfle,
Quand l’écume gronde.
Quand la bile inonde,
La voile se gonfle
Les chevaux hennissent,
Quand la mer se cabre.
Quand la peau se marbre,
Les pupilles pâlissent.
Ah la mer traversée d'ondes sombres!
La flamme rougeoie,
Quand la houle s’embrase.
Quand la mélopée s’écrase,
La sirène se noie.
J'expire encore sans aspirer.
Des fragments de moi-même se détachent.
butchy fem
Les seins d'Helena
Personnellement, j'ai assez hâte que The L word soit fini. Parce que depuis le début de cette dernière saison, je vais de déceptions en énervements. D'ailleurs, les scénaristes ont l'air d'avoir hâte d'être libérés et semblent écrire les épisodes à la va vite, ce qui donne un résultat à la va lente, vu comme on s'ennuie à les regarder. Les intrigues sont lâches, on ne voit que peu certains personnages, voire pas du tout et les dialogues frisent la nullité. Quant aux scènes d'amour, elles sont ridicules.
La dernière en date, par exemple, est à classer dans le top ten. Comme vous le savez, Dylan, après une absence de deux saisons et demi, revient à Los Angeles pour essayer de reconquérir Helena à qui, naguère, elle avait extorqué une coquette somme d'argent. Il se trouve que malgré ce tour pendable, Helena aime encore Dylan (je passe sur l'invraisemblance de la situation) et en moins de deux, elles se retrouvent en tête à tête chez Dylan. Comme ça fait assez longtemps qu'elles ne se sont pas vues, que croyez-vous qu'il s'y passe? Eh bien, après avoir hésité trois plombes avant de s'embrasser, je vous le donne en mille: elle font l'amour! (je suis sûre que vous ne vous y attendiez pas, trop forts ces scénaristes, je vous dis) Et le détail qui tue, c'est que Helena garde son soutien-gorge et Dylan sa chemise, et donc aussi son soutien-gorge. Ben oui, parce qu'il faudrait pas y aller trop vite dans l'intimité...ça risque de mettre à mal leurs retrouvailles. Dylan, en guise de préliminaires, décide de faire un cunnilingus à Helena (enfin, je suppose, parce qu'on n'y voit pas grand chose) et de poser sa main...entre les seins d'Helena, pas dessus hein, entre! À un moment donné quand même elle lui touche le sein gauche mais plutôt genre: « tiens, une protubérance! » et c'est tout. Putain Dylan, ça fait 2 ans que t'as pas vu cette fille dont tu es follement amoureuse et t'as pas envie de lui toucher les seins? Oublie donc les hévéas de Papouasie ou de je ne sais plus où et mets-y les mains! Caresse-les, embrasse-les, suce-les, mords-les, pétris-les! (humhum...je m'emballe, je crois...). Ces pauvres petits seins d'Helena, ils doivent ressentir une frustration terrible! Et enlève cette putain de chemise! Je ne dis pas que le sexe sans soutien-gorge soit une règle mais bon là c'est pas l'empressement qui les amène à ne pas se déshabiller. La scène dure quand même plus de 5 minutes. C'est interminable. D'ailleurs, une musique douce couronne le tout pour bien nous montrer que ce n'est pas la baise qui est importante ici, mais plutôt les sentiments. Parce que les deux superposés, dans The L word, ça n'existe pas. Un pur exemple de ce que nous appelons, entre gouinettes, « l'orgasme du genou ».
Tout ça pour dire qu'on n'y croit pas trop trop à cette scène d'amour et que si j'étais à la place d'Helena, je ne me ferais pas trop d'illusions: vu la froideur de Dylan, cette histoire est vouée à l'insuccès. Tout comme cette dernière saison de The Lword, que je m'acharne naïvement à regarder, comme si j'allais retrouver l'excitation des premières saisons et comme si, touchés par une soudaine grâce, les personnages allaient enfin ressembler à de vraies lesbiennes.
Baby Dyke
26 févr. 2009
Tribune to Baby Dyke
C’est encore ce que je me dis même après avoir accueilli, pendant une semaine, ma grande amie, Baby Dyke, à la maison pour ses vacances de célibat forcé. En amitié, tout passe, tout s’excuse, tout est drôle et c’est ça qui fait que c’est fun comme relation.
Notre histoire avec Baby Dyke a commencé par un rencard à Nantes, il y a deux ans. Nous nous sommes parlées sur (eh oui) LpourL, et vite y a eu un super feeling. Elle est arrivée à ce rendez-vous, telle qu’elle est : nonchalante, souriante, rigolote, intéressante, cocotte…Pour occuper notre soirée, nous avons décidé d’aller au cinoche, voir le porno lesbien à la mode du moment : one night stand, d’E. Jouvet, lors de Cinnéfable au Katorza. C’était sympa comme première rencontre et ça met tout de suite à l’aise ! Après cela, nous sommes rentrées chez moi, à St Naz, on a bu un whisky puis un thé. Le lendemain, on a parlé des heures au petit déj et on a été à la mer. Elle portait un pull rouge. On a beaucoup ri sur un rocher. Nos discussions étaient déjà très orientées : psychanalyse, musique, gouineries en tous genres, coupes de cheveux et autres légèretés existentielles. Il est des gens ainsi, à qui on dit tout, avec qui on se sent direct super bien, comme une vieille pote de 20 ans. Connected. Un truc simple. Une amitié naissante. Et le truc classe, c’est que le feeling est passé direct aussi avec Butchy Fem quand je les ai présentées. Donc, nous voilà toutes les trois, toujours d’attaque pour faire des teufs, des balades, des concerts, des conneries, et aussi, un blog.
Tout ça pour en venir à ces dernières vacances où Baby Dyke est venu chercher réconfort à la maison. Il est des moments difficiles, de ruptures, d’espoirs perdus et de cœurs endeuillés et il est bon alors d'avoir des potes. Baby Dyke est arrivée ainsi, esseulée et un brin angoissée. Nous lui avions préparé avec amour sa chambre qui est aussi le squatt ordi-matage de films-glandouille. C’est la pièce où il y a le plus d’activités dans cette maison. Tout le monde y squatte. Le chien, le chat, nous. Donc là, nous avons pu profiter du lit de Baby Dyke pour nous scotcher tous les soirs devant Dexter, telles des boulimiques devant un frigo plein.
Ce qui est étrange, c’est que je n’ai presque pas vu Baby Dyke marcher de la semaine. Ceci dit, c’est peut-être mieux ainsi. Car Baby Dyke peut être un danger public. J’avais planqué certains objets de valeur, tel mon accordéon, ma guitare en sachant que BD allait venir en vacances. Mais je n’avais pas pensé à ma cafetière italienne. Baby Dyke avait la tête en vrac certes. Mais oui, oui, elle a flingué ma cafetière neuve : elle a mis l’eau, normalement prévue pour être mise dans la partie inférieure de la machine, en haut. On a attendu un moment ce matin-là pour boire un café, jusqu’à ce que nos narines s’inquiètent d’une subite drôle d’odeur venant de la cuisine. Oui, la cafetière a brûlé. Hier, au téléphone, elle m’a précisé qu’elle m’en a racheté une. Elle est mimi !
Nous avons aussi bien ri sous la neige, à faire des bêtises pour les Gouinettes Poltronnes, on a déblatéré pendant des heures sur l’amour, la constitution de nos menus, nos névroses, notre blog, les animaux, bref plein de sujets captivants, dont Baby Dyke vous a parlé dernièrement dans son post.
Bref, tout ça pour dire que même si elle cassait accidentellement une patte au chat, ça serait toujours mon amie. Bon j’imagine qu’il y a des limites (genre Benjamin Biolay!), mais je pense qu’une cafetière et un sèche-cheveu, ça ne vaut pas du tout une amie aussi drôle, aussi intelligente, aussi mignonne et aussi fun que cette bonne vieille Baby Dyke. Même avec son cœur tout triste, elle est incroyable. Reviens quand tu veux à la maison, Baby Dyke. Mais on te fera peut-être camper dans le jardin, si t’es ok ?
Pédée Sexuelle
24 févr. 2009
Bien avant
Baby Dyke
20 févr. 2009
Galanterie et Tennis de table
Après les blagues sur leurs bites, leurs rigolades bon enfant quand ils se traitent de PD, ou alors, qu’ils injurient la balle qu’ils viennent de rater en lui disant « ah la salope », j’arrive cependant à en placer une, car j’ai goût pour la joute verbale et le sens de la dérision. Je suis capable de prendre beaucoup de recul pour pouvoir pratiquer le sport qui me fait suer et vibrer en même temps ! Donc, après avoir constaté à voix haute que le niveau vole bas dans ce club, qu’ils seront bien gentils de changer de vocabulaire quand ils ratent des balles, et qu’ils arrêtent de se pavaner quand ils jouent contre moi car je suis parfaitement apte, malgré mes deux seins, mon vagin et mon cerveau de meuf, à leur foutre des raclées, j’ai tenté, oui, de leur expliquer ma réflexion sur la galanterie. Parce que ça, ça m’énerve aussi. Ils doivent trouver que je suis chiante et bien compliquée les pauvres !! Souvent, ils m’offrent la balle de service parce que je suis une fille, ou alors, je ne dois pas ranger les tables parce que je suis une fille ou encore, je ne dois pas passer le balai, vous ne devinerez jamais pourquoi ?...eh oui, parce que je suis une fille. Et en plus, le meilleur dans l’affaire, c’est qu’ils se croient charmants, prévenants, sensibles et incroyablement attentifs à la gente féminine. Alors moi je leur casse leur trip SM (Super-Mec). Ils sont mal tombés avec une bestiole comme moi. Me voilà partie à leur expliquer pourquoi je ne peux pas blairer la galanterie, ce truc archaïque, inégalitaire et machiste. Pendant ma tirade, les 3 zozos passaient le balai sans piper mot. Je leur ai expliqué que je trouvais aberrant ce sexisme où l’homme doit être protecteur et fort et que la femme obligatoirement, se doit d’être fragile et a besoin de l’homme pour la protéger. Tout ça hérité d’une société patriarcale et aristocratique où l’homme se pensait supérieur à la femme et par conséquent, par politesse et savoir-vivre, il lui concèdait un peu de place et de valeur quand il le souhaitait. De plus, l’homme galant est souvent considéré comme un séducteur, ayant grand respect des femmes, serviable et fiable. Mais moi, ça, ça me saoûle, je n'ai pas envie que les mecs pensent me dragouiller en m'ouvrant une porte ou me donnant la baballe. Mais, et là est le hic, c'est que 55 % des femmes considèrent la galanterie comme une marque de respect envers elles, 41 % comme une marque de séduction et seulement 4 % comme un archaïsme (enquête de 2007 réalisée par Internaute Magazine). Comme quoi, je pense que, définitivement, je serais toujours dans le lot des minorités.
Un exemple navrant de ce qui se lit à ce sujet dans des articles débilisants :
"Dans cette série d’articles, vous découvrirez semaine après semaine quelles qualités rendent un homme attirant aux yeux des femmes. La galanterie est un concept qui vous paraît terriblement ringard ? Détrompez-vous ! A part pour quelques féministes enragées, galanterie rime avec respect, et ce depuis la nuit des temps. Choisissez donc la voie alternative de la galanterie : offrez lui une fleur, ouvrez lui la portière de la voiture, faîtes lui un compliment charmant sur sa robe, laissez la sortir avant vous de l’ascenseur… La galanterie s’exprime par des petits gestes faciles et qui peuvent rapporter gros. En effet, toutes ces attentions donnent aux femmes une image très positive de vous. Tout d’abord, en étant galant, vous faites preuve de bonne éducation. Aux yeux d’une femme un homme galant est un homme… sortable ! Si vous avez de bonnes manières, si vous êtes élégant dans vos paroles et vos gestes, elle vous présentera plus facilement à ses amies et ses proches (rien de mieux pour une femme qu’un homme qui rend ses copines jalouses !). Vous pourrez ainsi vous imposer auprès de son entourage en un temps record. Autre avantage de la galanterie, elle est gratuite! Bonne nouvelle pour les hommes fauchés donc. Et contrairement aux restos hors de prix et à la bouteille en boîte, la galanterie est une façon de séduire votre belle sans lui donner l’impression que vous l'achetez..."
Je suis bien contente alors d’être une féministe enragée…Putain, et ça en plus, c’est écrit par des femmes. L’aliénation, y a que ça de vrai !! Bon donc, mes trois gus et leur balai, je pense qu’ils n’ont rien compris au bordelo que je leur ai expliqué et ils n’avaient pas l’air du tout d’accord avec moi. Ils m’ont même dit que c’était malheureusement une pratique qui se faisait de plus en plus rare et que ça les navrait.
La prochaine fois, je vais tenter de leur expliquer, au ping-pong, la théorie queer selon Beatriz Préciado et leur faire une critique de la notion de genre, de féminisme existantialiste ou différencialiste, et de l'idée préconçue d'un déterminisme génétique de la préférence sexuelle.
Pédée Sexuelle
17 févr. 2009
Pour les oreilles et le coeur et le corps tout entier....et aussi parceque contre toute attente Polly Jean sait aussi faire la fofolle, ce qui la rend encore plus sexy...
Pédée Sexuelle
Débats
- Qui est la plus névrosée de nous 3?
- Comment doit-on disposer la vaisselle dans le lave-vaisselle?
- Peut-on parler de nos pratiques sexuelles à nos amies hétéros?
- Un serial-killer peut-il avoir l'air d'une personne normale ou a-t-il forcément une tête de serial-killer?
- Combien de temps met-on à se remettre d'une rupture?
- Quelle devrait être ma prochaine coupe de cheveux? (là, c'était plutôt Butchy et moi qui débattions car Pédée était un peu larguée...)
- Quelle est la meilleure série de l'année?
D'ailleurs, si vous avez des arguments éclairés sur ces multiples questions, nous sommes preneuses car les débats continuent via tél/mail/msn et compromettent nos relations jusqu'ici à peu près pacifiques...
Bon ce qui est bien, c'est qu'on se revoit bientôt (dans 17 dodos, m'a dit Pédée). Peut-être parviendrons-nous à boucler enfin ces débats existentiels.
Baby Dyke
14 févr. 2009
11 févr. 2009
Des teufs et des moufs
Y a intérêt que vous veniez toutes, hein, qu'on se boive une mousse, qu'on mate les moufs et qu'on parle de nos supers blogs !!
Pédée Sexuelle
7 févr. 2009
Dream on
Tout ça pour vous parler de mes rêves communautaires du moment. Donc, depuis quelques mois, je rêve de grandes fêtes de gouines où toutes mes amies, références et icônes sont présentes. C'est vraiment des rêves doux et chaleureux où le plaisir d'être toutes ensemble transcende la réalité. Il y a les regards, les sourires, les échanges, la musique... Je pense pas que tout ce truc soit sexuel, je rêve pas de partouzes géantes mais plutôt de grands moments "soeurternel" où la réunion communautaire est un havre en marge des turpitudes du quotidien. Dans ces fêtes, vous êtes toutes là : vanessa, armelle, laetitia, mathilde, natasha, emilie, sandrine, sarah, magalie, caroline, chloé, jennifer, roselyne, kim, stéphanie... toutes les autres et même celles que je ne connais pas.
Dans le genre rêve communautaire, mais à deux, ma meuf vient de rêver qu'elle passait la nuit avec the Emilie jouvet qui se prélassait nue sur une peau de bête, devant un feu de cheminée... y'a des rêves intéressés... non?!
4 févr. 2009
Pour les gouines babas des bébés
Bon, il semble que malgré la condamnation par la cour européenne, le conseil général en question se positionne défavorablement alors que les rapports de la psychologue et de l'assistante sociale seraient favorables. La commission d'agrément va donc à l'encontre de l'avis des travailleurs sociaux de terrains qui ont, eux, rencontré la demandeuse. Décidément, les mentalités ont du mal à évoluer et c'est pas demain la veille qu'une demande d'agrément, faite par une femme ayant l'honnêteté de révéler son orientation sexuelle, sera accordée. Il y a des homos qui réussissent à adopter mais celles la (je dis celles la parce qu'un homme seul qui déposerait une demande d'agrément, je lui souhaite bien du courage) sont obligées de dissimuler leur sexualité, leur vie affective et tout un pan de leur existence. Une femme célibataire peut à priori obtenir un agrément et adopter seule un enfant s'il est évalué qu'elle a les capacités éducatives requises... mais un couple de femmes, c'est une autre affaire?! Le droit français n'interdit pas à une femme célibataire et homosexuelle de pouvoir adopter mais les faits parlent d'eux mêmes. Dans l'affaire en question, le premier refus était basé sur les éléments suivants "l'absence de référent paternel, l'ambiguïté de l'investissement de la compagne de la requérante dans l'accueil de l'enfant et la fragilité de la relation des deux femmes". Et le deuxième refus... je vous le donne en mille... est basé sur quasi les mêmes raison "un manque d'investissement de la compagne d'Emmanuelle B. dans la procédure, et une divergence des deux femmes sur l'âge demandé de l'enfant"... un manque d'investissement et une fragilité du couple alors que la première demande remonte à 1998, la deuxième à 2008... elles sont donc ensemble depuis au moins 10 ans...
Bon sinon j'ai plus simple... pourquoi ne pas adopter un dauphin?!
Butchy Fem
2 févr. 2009
Quand le bébé rend baba
Démocrachie
Je n'ai pas eu le temps de vous parler de la manif de jeudi dernier à St Nazaire. J'étais clouée au lit depuis, avec ma bonne grippe annuelle.
Donc, voici. Sans doute avez vous entendu parler de St Naz dans les médias, car c'est une des seules villes de France avec Paris, où la manif a dégénérée. D'après les médias, 200 à 300 manifestants ont fait de la provoc devant la sous-préfecture, où les CRS étaient 20, les pauvres ! http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafJX-V.html.
Or, moi, j'y étais devant la préfecture, je terminais tranquille la manif, avec mes amis, dont un gamin de 6 ans. Tout s'était bien passé, nous étions forts nombreux, et ça fait chaud au coeur tout ce monde réuni. Une fois devant la sous-préfecture, une dizaine de jeunes, un peu énervés, certes, se sont mis à balancer des pierres et des canettes de bières sur les CRS, de l'autre côté de la grille. La riposte n'a pas tardé du tout : au bout de 10 mns, les CRS ont tiré des flash-balls et envoyé des lacrymos sur les gens. Oui, je vous jure, sur les femmes, les enfants, les hommes, qui se disaient au revoir pour quitter la manif. Une amie à moi a reçu un flash-ball dans l'épaule, un autre est passé juste à côté de la tête du gamin qui était avec nous. Tout le monde a été pris de panique et s'est mis à courir dans tous les sens. Ils ont rebalancés des lacrymos. Ca s'est énervé sévère du côté manifestant. Les jeunes se sont encore plus énervés, nous avons décidés de rester sur place, en signe de protestation devant la provocation policière qui a mis le feu aux poudres. La suite a été une succession de charges de keufs, de poubelles cramées, des pavés lancés, et encore de charges de keufs.
Cela me laisse quand même perplexe : en 6 ans de manif à St Naz, jamais ça n'était parti en live, et des gens avec qui j'ai discuté m'ont dit n'avoir jamais vu ça dans cette ville, pourtant témoin de luttes sociales très fortes...St Naz la Rouge.
Donc, voilà, face à la provocation d'une dizaine de couillons, les CRS tirent des flash-balls et balancent des lacrymos sur la foule pacifiste. Je vous laisse en tirer les conclusions sur l'état de notre démocratie.

