http://www.xixinobanho.org.br/ ( puis "assista o video")
Butchy Fem
http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=2801866,scheduleId=2770170.html
Malgré toutes ces galères, j'ai passé de très bonnes vacances, on s'est régalé de marches dans la nature, de paysages et de ciels incroyables. Pour preuve, une des nombreuses photos que C. a prises.
Il y a peu j'étais à Paris et j'étais invitée à l'anniversaire d'une goudou de ma fraîche connaissance. Après ingestion de diverses cacahuètes et autres produits gras en tous genres, nous décidâmes de sortir. Comme nous étions 4 gouines au total et que les non-gouines avaient décidé de s'en tenir à la pré-soirée, nous avons opté pour un lieu sinon lesbien, du moins gay, dans le but de bouger nos corps. Comme il se doit, l'élection finale de l'endroit revenait à celle qui fêtait son anniv. Et c'est là que la goudou parisienne peut s'avérer très capricieuse car malgré nos arguments éclairés qui prônaient plutôt « le Tango », la fille en question décida que nous irions aux « Follivores », c'était ça ou la tisane et au lit, on ne discutait pas.
Le seul avantage des « Follivores », c'est qu'il n'y en a pas (oui je sais ça ne veut rien dire). Déjà, à l'entrée, on vous appauvrit de 18 euros et comme vous sentez bien que vous n'allez pas pouvoir danser avec votre sac à main (eh oui, à main je maintiens, même si certaines mauvaises langues nient à mon sac cette identité), votre manteau et votre pull, vous vous délestez au guichet suivant de 3 euros supplémentaires - mais là c'est pas moi qui ai déboursé, donc je ne dis rien. Les Follivores c'est le paradis du gay garçon. Des pédés, des pédés, des pédés, en veux-tu-en-voilà et des gouines...8 au total, en nous comptant.
Ça a lieu au Bataclan qui est une salle de spectacles et non une boîte de nuit, donc j'imagine que le système d'aération n'est pas prévu pour que 1000 garçons virils et 8 filles moins viriles se déhanchent pendant des heures, ce qui fait qu'au bout d'un quart d'heure, j'avais perdu 50% de l'eau de mon corps, et si l'on ajoute à cela les 18 euros que je venais de donner, ça faisait, en peu de temps, beaucoup de perte, je trouve. Malgré cela, et pour ne pas faire la gâche-fête, j'ai essayé de m'amuser. Le thème de la soirée était: « Tubes des années 80 ». Je suis plutôt de bonne composition et je me dis que tout est bon à qui veut danser, donc va pour les années 80. Danser sur Niagara, Mylène Farmer, passe encore, mais après « Pandi Panda petit ourson de Chine » « Est-ce que tu viens pour les vacances? Moi je n'ai pas changé d'adresse. », j'ai commencé un peu, malgré ma bonne volonté, à me lasser. Surtout qu'à mesure que s'égrenaient les tubes de Rose Laurens et Julie Pietri, la salle se remplissait encore et encore de garçons, qu'il devenait difficile de maintenir un espace nécessaire à la pratique de la danse et qu'on se faisait bousculer constamment sans même un « pardon » (ni même un « merci » d'ailleurs), on doit aimer le contact dans ce genre d'endroits.
Comme vous vous déshydratez à une vitesse vertigineuse, vient le moment où vous désirez boire. Vous vous approchez du bar et là commence une petite heure de jeux de coudes. Coincée entre deux grands garçons, j'avais la vue sur une aisselle poilue (qui a dit que les homos s'épilaient?) et un tee-shirt humide. Enfin arrivée au bar, vous vous faites servir gratos (puisque une conso est comprise dans le droit d'entrée) un Perrier salvateur qu'il vous faudra boire parcimonieusement car vous constatez que toutes les boissons suivantes sont à 9 euros et qu'il est impossible à cette heure-là, d'appeler son banquier pour négocier une autorisation de découvert. Je suis retournée danser. Par chance, j'ai trouvé une bouche d'aération sous laquelle je me suis postée, ce qui m'a permis de finir la soirée vivante.
Bon, je suis mauvaise langue, vraiment! Car malgré tout cela, je me suis bien amusée et la fille qui fêtait son anniv était, elle, ravie. Si je me suis bien amusée, c'est que j'avais mis en route mon 14ème degré, parce que les tubes des années 80, de quand on était petites (ou pas nées pour certaines d'entre vous) c'est quand même très drôle. Et puis j'avais la chance de pouvoir contempler à loisir une fille, jolie et sensuelle, qui dansait pour moi et parfois même, je dansais avec elle. Alors, je vous avoue que les 18 euros, l'excès de testostérone et Chantal Goya chantée à tue-tête, sur le coup, je m'en fichais pas mal.
Baby Dyke
Ps: Pédée, Butchy, tout le monde, pardon pour mon silence, j'ai été bien occupée ces derniers temps, j'ai eu des vacances et comme vous des fériés que j'ai utilisés pour vivre en vrai, dehors et à l'air libre, beaucoup de travail quand j'allais au travail (pas souvent certes) et puis j'étais aussi un peu, je l'avoue, dans ma bulle.
Le 30 mai, à Rennes, Les Chattes Hurlantes cassent la baraque et le Grand Cordel (bon là, c'est une blague...) pour une soirée filles (non mixte), à partir de 21 h !
Avec, dans l'ordre d'apparition : de la découverte, de la furie, un peu de rock and roll et peut-être même des baisers (enfin ça, c'est toi qui vois), de la musique forte, des images, de la distro, encore et toujours des badges, des verres à boire à des prix attractifs (on n'aime pas vraiment l'argent), des filles qui dansent et d'autres pas et puis surtout :
Ill Ease, Human Toys, The Big Boss Ladies, Strap-on dildos, Maboo, Iza Iza, Aurélie Cenno aka Peach, Nathalie Mondot et Mac l'Arnaque. + set Chattes Hurlantes
Pédée Sexuelle
Pour le printemps de Bourges, on fait free chambres d'hôtes dans not' pavillon HLM à la cambrousse. Hormis les concerts divers et variés, la déambulation au coeur des stands, des rues et des bars, y'a aussi la prog d'Emmetrop :http://pagesperso-orange.fr/emmetrop/liens/newletter_cabaret_foutraque.html


Vite vite vite facteur !!! Lol lol xxx !!

Un quatuor de femmes napolitaines qui reprennent des airs traditionnels du sud de l'Italie. A découvrir, vraiment.
Pédée Sexuelle
P.S : si une italienne veut bien me filer les paroles en italien, ça serait super cool. Et aussi me les traduire ! Merci !!
L’orage ronfle,
Quand l’écume gronde.
Quand la bile inonde,
La voile se gonfle
Personnellement, j'ai assez hâte que The L word soit fini. Parce que depuis le début de cette dernière saison, je vais de déceptions en énervements. D'ailleurs, les scénaristes ont l'air d'avoir hâte d'être libérés et semblent écrire les épisodes à la va vite, ce qui donne un résultat à la va lente, vu comme on s'ennuie à les regarder. Les intrigues sont lâches, on ne voit que peu certains personnages, voire pas du tout et les dialogues frisent la nullité. Quant aux scènes d'amour, elles sont ridicules.
La dernière en date, par exemple, est à classer dans le top ten. Comme vous le savez, Dylan, après une absence de deux saisons et demi, revient à Los Angeles pour essayer de reconquérir Helena à qui, naguère, elle avait extorqué une coquette somme d'argent. Il se trouve que malgré ce tour pendable, Helena aime encore Dylan (je passe sur l'invraisemblance de la situation) et en moins de deux, elles se retrouvent en tête à tête chez Dylan. Comme ça fait assez longtemps qu'elles ne se sont pas vues, que croyez-vous qu'il s'y passe? Eh bien, après avoir hésité trois plombes avant de s'embrasser, je vous le donne en mille: elle font l'amour! (je suis sûre que vous ne vous y attendiez pas, trop forts ces scénaristes, je vous dis) Et le détail qui tue, c'est que Helena garde son soutien-gorge et Dylan sa chemise, et donc aussi son soutien-gorge. Ben oui, parce qu'il faudrait pas y aller trop vite dans l'intimité...ça risque de mettre à mal leurs retrouvailles. Dylan, en guise de préliminaires, décide de faire un cunnilingus à Helena (enfin, je suppose, parce qu'on n'y voit pas grand chose) et de poser sa main...entre les seins d'Helena, pas dessus hein, entre! À un moment donné quand même elle lui touche le sein gauche mais plutôt genre: « tiens, une protubérance! » et c'est tout. Putain Dylan, ça fait 2 ans que t'as pas vu cette fille dont tu es follement amoureuse et t'as pas envie de lui toucher les seins? Oublie donc les hévéas de Papouasie ou de je ne sais plus où et mets-y les mains! Caresse-les, embrasse-les, suce-les, mords-les, pétris-les! (humhum...je m'emballe, je crois...). Ces pauvres petits seins d'Helena, ils doivent ressentir une frustration terrible! Et enlève cette putain de chemise! Je ne dis pas que le sexe sans soutien-gorge soit une règle mais bon là c'est pas l'empressement qui les amène à ne pas se déshabiller. La scène dure quand même plus de 5 minutes. C'est interminable. D'ailleurs, une musique douce couronne le tout pour bien nous montrer que ce n'est pas la baise qui est importante ici, mais plutôt les sentiments. Parce que les deux superposés, dans The L word, ça n'existe pas. Un pur exemple de ce que nous appelons, entre gouinettes, « l'orgasme du genou ».
Tout ça pour dire qu'on n'y croit pas trop trop à cette scène d'amour et que si j'étais à la place d'Helena, je ne me ferais pas trop d'illusions: vu la froideur de Dylan, cette histoire est vouée à l'insuccès. Tout comme cette dernière saison de The Lword, que je m'acharne naïvement à regarder, comme si j'allais retrouver l'excitation des premières saisons et comme si, touchés par une soudaine grâce, les personnages allaient enfin ressembler à de vraies lesbiennes.
Baby Dyke
La prochaine fois, je vais tenter de leur expliquer, au ping-pong, la théorie queer selon Beatriz Préciado et leur faire une critique de la notion de genre, de féminisme existantialiste ou différencialiste, et de l'idée préconçue d'un déterminisme génétique de la préférence sexuelle.
Pédée Sexuelle
Pour les oreilles et le coeur et le corps tout entier....et aussi parceque contre toute attente Polly Jean sait aussi faire la fofolle, ce qui la rend encore plus sexy...
Pédée Sexuelle
Bon, il semble que malgré la condamnation par la cour européenne, le conseil général en question se positionne défavorablement alors que les rapports de la psychologue et de l'assistante sociale seraient favorables. La commission d'agrément va donc à l'encontre de l'avis des travailleurs sociaux de terrains qui ont, eux, rencontré la demandeuse. Décidément, les mentalités ont du mal à évoluer et c'est pas demain la veille qu'une demande d'agrément, faite par une femme ayant l'honnêteté de révéler son orientation sexuelle, sera accordée. Il y a des homos qui réussissent à adopter mais celles la (je dis celles la parce qu'un homme seul qui déposerait une demande d'agrément, je lui souhaite bien du courage) sont obligées de dissimuler leur sexualité, leur vie affective et tout un pan de leur existence. Une femme célibataire peut à priori obtenir un agrément et adopter seule un enfant s'il est évalué qu'elle a les capacités éducatives requises... mais un couple de femmes, c'est une autre affaire?! Le droit français n'interdit pas à une femme célibataire et homosexuelle de pouvoir adopter mais les faits parlent d'eux mêmes. Dans l'affaire en question, le premier refus était basé sur les éléments suivants "l'absence de référent paternel, l'ambiguïté de l'investissement de la compagne de la requérante dans l'accueil de l'enfant et la fragilité de la relation des deux femmes". Et le deuxième refus... je vous le donne en mille... est basé sur quasi les mêmes raison "un manque d'investissement de la compagne d'Emmanuelle B. dans la procédure, et une divergence des deux femmes sur l'âge demandé de l'enfant"... un manque d'investissement et une fragilité du couple alors que la première demande remonte à 1998, la deuxième à 2008... elles sont donc ensemble depuis au moins 10 ans...
Je n'ai pas eu le temps de vous parler de la manif de jeudi dernier à St Nazaire. J'étais clouée au lit depuis, avec ma bonne grippe annuelle.
Donc, voici. Sans doute avez vous entendu parler de St Naz dans les médias, car c'est une des seules villes de France avec Paris, où la manif a dégénérée. D'après les médias, 200 à 300 manifestants ont fait de la provoc devant la sous-préfecture, où les CRS étaient 20, les pauvres ! http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafJX-V.html.
Or, moi, j'y étais devant la préfecture, je terminais tranquille la manif, avec mes amis, dont un gamin de 6 ans. Tout s'était bien passé, nous étions forts nombreux, et ça fait chaud au coeur tout ce monde réuni. Une fois devant la sous-préfecture, une dizaine de jeunes, un peu énervés, certes, se sont mis à balancer des pierres et des canettes de bières sur les CRS, de l'autre côté de la grille. La riposte n'a pas tardé du tout : au bout de 10 mns, les CRS ont tiré des flash-balls et envoyé des lacrymos sur les gens. Oui, je vous jure, sur les femmes, les enfants, les hommes, qui se disaient au revoir pour quitter la manif. Une amie à moi a reçu un flash-ball dans l'épaule, un autre est passé juste à côté de la tête du gamin qui était avec nous. Tout le monde a été pris de panique et s'est mis à courir dans tous les sens. Ils ont rebalancés des lacrymos. Ca s'est énervé sévère du côté manifestant. Les jeunes se sont encore plus énervés, nous avons décidés de rester sur place, en signe de protestation devant la provocation policière qui a mis le feu aux poudres. La suite a été une succession de charges de keufs, de poubelles cramées, des pavés lancés, et encore de charges de keufs.
Cela me laisse quand même perplexe : en 6 ans de manif à St Naz, jamais ça n'était parti en live, et des gens avec qui j'ai discuté m'ont dit n'avoir jamais vu ça dans cette ville, pourtant témoin de luttes sociales très fortes...St Naz la Rouge.
Donc, voilà, face à la provocation d'une dizaine de couillons, les CRS tirent des flash-balls et balancent des lacrymos sur la foule pacifiste. Je vous laisse en tirer les conclusions sur l'état de notre démocratie.






Comme un légo, un morceau magnifique d'Alain Bashung, à te faire chialer, à te faire flipper mais quelle profondeur, quelle puissance du mot et cette voix sidérale. Je suis soufflée.
Allumez une clope et plongez vous dans ce texte splendide, non stop.
Pédée Sexuelle
Moi je m'en vais écrire 10 lettres de motivation, que je n'ai plus, mais bon, on va faire comme si...
Au taf les feignasses !!
Pédée Sexuelle

Chaque lycée a son prof excentrique. Il en va de l’équilibre d’un établissement et du bien-être des élèves qui ont ainsi tout un stock de sujets de conversations pour remplir les longs moments de leur longue semaine. Pas d'exception, bien sûr, pour le lycée où je travaille, qui a la chance de compter parmi son personnel une excentrique de très grande qualité. Nous lui donnerons ici, pour plus de commodité, le joli et très original pseudo de « P. ». P. est prof de français-histoire-géo-philo et allemand bien qu’il ne soit pas prévu que cet enseignement soit dispensé au lycée.
P. est une passionnée, une mystique même. Elle fait partie de ces profs qui ne donnent pas deux fois le même cours et produit donc des séquences pédagogiques qui intéressent tellement les élèves qu’ils finissent invariablement par organiser un concours de cri d'animaux ou un tournoi de tir de boulettes de papier pour montrer à quel point ils en sont satisfaits.
Si le prof excentrique est une bonne chose pour les élèves, il n’en est pas de même pour les autres enseignants. Un tel collègue contribue grandement à la détérioration des conditions de travail. En effet, P. donne ses cours en salle de classe... mais aussi en salle des profs. Les autres professeurs, pendant la pause, sont tranquillement assis, occupés à siroter leur café et à rire des plaisanteries faciles de chacun. Malheureusement, P. vient à chaque fois briser ce doux moment quand elle ouvre avec fracas la porte et lance, d’une voix suraiguë et nasillarde un « Bon » à la cantonade qui signifie qu’elle s’apprête à expliquer comment elle a développé aux secondes l’auto-référentialité dans l’œuvre de Montaigne ou l’expérience de l’historicité de la philosophie de Heidegger aux élèves de Terminale. Les visages alors se figent, les mains se crispent autour des gobelets, chacun fait semblant de ne pas avoir entendu, certains émettent un bref rire nerveux et tous courbent l’échine en attendant que l’orage passe.
Certaines semaines, c’est pire. Oui, certaines semaines, P. prend un de ses cours au hasard et décide de nous faire bénéficier de celui-ci, de sa genèse à sa réalisation. Ainsi, la semaine dernière, elle a conçu l’idée incongrue d’enseigner «Le roi des Aulnes » de Goethe en allemand aux élèves de 4ème. Il faut rappeler que cette classe est composée de 16 élèves plus ou moins scolairement égarés. Parmi ceux-ci, 12 ne lisent pas couramment le français, 8 placent le Brésil en Afrique et 3 ne savent pas dire « bleu » en anglais.
Pour moi, qui suis moins ambitieuse que P., un texte de Goethe en allemand n'est pas une bonne idée. Je suis donc plutôt agacée quand elle explique avec force détails comment lui est venue l’illumination de l’idée de ce cours, quand elle narre de façon précise toutes les recherches engagées pour le réaliser et qu’elle évoque les multiples objectifs pédagogiques qui le sous-tendent.
Le vendredi, je n’y tiens plus. La semaine a été difficile, je suis fatiguée et je voudrais rentrer. Bien que peu ambitieuse, j’essaie d’être rigoureuse et avant de m’en aller je remplis mes cahiers de texte de la journée. Je suis dans la salle des profs, seule, d’abord. P. entre. Elle vient de donner son cours sur « Le roi des Aulnes ». Alors que j’essaie de réunir mes dernières capacités de concentration pour remplir ce maudit cahier de texte, elle se met à raconter (d’une voix suraiguë et nasillarde) à quel point les élèves étaient intéressés. Elle ne se tait plus. Je me mets à écrire au rythme d’un mot à la minute puis, tout se brouille. A ce moment-là, j’hésite. Je ne sais pas si je dois me lever et danser la gigue au milieu de la pièce pour créer la surprise et ainsi la faire se taire (tout en évacuant la tension nerveuse qui s’accumule à grande vitesse dans mon corps) ou lui planter le cahier de texte, de façon violente mais précise, entre les dents, pour tenter d’atténuer le son de cette insupportable voix. Mais je n’arrive pas à me décider. Je viens d’avoir une vision cauchemardesque, je vois P. au milieu d’élèves enragés, échevelée, qui clame Le roi des Aulnes en allemand : « Wer reitet so spät durch Nacht un Wind ?/Es ist der Vater mit seinem Kind... ». Je suis au bord du burn-out, il me faut partir sur le champ avant de craquer. Je décide de remplir le cahier de texte un autre jour, tant pis, ma santé mentale prime. Je ramasse rapidement mes affaires. P. n’entend pas le « bon week-end » que je lui souhaite et encore moins le crissement de mes pneus sur l’asphalte. Dans la salle des profs vide, elle continue de répéter les vers de « Le roi des Aulnes ». Dans la voiture, je me dis qu’il faudrait un jour que quelqu’un l’arrête avant qu’elle ne décide de lire aux élèves « La critique de la raison pure » en serbo-croate ou tout Proust en tamasheq. Je suis assez tolérante vis-à-vis des excentriques mais là quand même, il y a des limites.
Baby Dyke
(Petit lexique tiré du programme d'Emmetrop)
Butchy Fem


Une super découverte en avant première de Yo Majesty ! : Krazy Baldhead. Ça déménage, c'est dément !
Pédée Sexuelle
YO MAJESTY à l'UBU mardi soir à Rennes..Faut y aller !! Moi j'y serai sans faute !!
Pédée Sexuelle
Je n'ai jamais perdu d'enfant nulle part et le fait que je n'en aie pas doit sûrement aider à l'affaire, par contre je perds à peu près tout ce que je possède, ou je crois le perdre. Parfois, je retrouve mes affaires mais parfois pas. J'ai par exemple perdu:
ma carte vitale
ma carte d'identité
mon passeport (j'ai reçu un courrier des objets trouvés me demandant de venir le chercher alors que j'ignorais même l'avoir perdu)
mon lecteur MP3 acheté environ 100 € en parfait état de marche (mais là j'ai une excuse, j'étais tombée in love 3 jours avant)
toutes les notes d'un trimestre pour une classe (là, c'est ce qu'on appelle 'chier dans la colle' parce que ça le fait quand même moyen devant les élèves, les collègues, la direction et accessoirement les parents)
une garde-robe quasi complète (j'oublie mes vêtements chez les gens en général quand ils m'hébergent)
...
Et je vous fais grâce de la liste de tous les objets que je crois quotidiennement avoir égarés alors qu'ils n'ont pas bougé de leur place habituelle. C'est juste un inexplicable et momentané aveuglement qui m'empêche de les voir.
La vérité, c'est que tout cela à un sens, je viens de le comprendre en écrivant ce post: si je perds tout, c'est que je répète une scène originelle. J'attends sans doute ainsi que mon fantasme d'enfant de Rémi sans famille, libre et débarrassée des contingences parentales, adulée par l'équipe entière d'un restaurant bon marché, se réalise encore. CQFD. J'espère que la révélation provoquée par ce blog me permettra de me défaire de ce gênant travers, car ma vie est un enfer, je ne vous dis que ça.
Baby Dyke
PS: Si vous aussi vous êtes atteint de la perdiite aigüe ou que, comme moi, vous avez égaré quelque chose qui vous a foutu la honte au travail ou ailleurs, n'hésitez pas à le partager, je me sentirais moins seule...
Dans le rôle du genou et du pied, enfin de la jambe droite quoi : Butchy Fem
Dans le rôle de la main et du martinet : Pédée Sexuelle
A la caméra : Baby Dyke
Ps : on espère qu'on ne volera pas la vedette à Emilie JOUVET au porn film fest de Berlin l'an prochain avec notre sulfureux porno du genou!!
Les gouinettes poltronnes
C'est parti Simone ! Le 1er morceau s'appelle Papirosn, c'est un morceau traditionnel Klezmer et le suivant s'appelle Changement D'heure, c'est une petite compo pédéesque.
Non, je n'ai pas les cheveux rouges et je ne bois que très rarement du pastis. Oui, j'aime la musette mais aussi la bourrée et les horos balkaniques.
Pédée Sexuelle

Pédée Sexuelle en direct de dessous la couette
P.S : j'ai même reçu un SMS de Baby Dyke, comme quoi ça a du bon aussi d'aller à l'hosto !!
Au mois d'août, je faisais l'amour dans le pré et la sieste sous le noyer. Je pensais, entre autres choses, aux posts que j'allais écrire. J'avais d'ailleurs un titre: J.O. de Pékin : Tribadisme: les athlètes ont joué les prolongations. Oui, parce qu'un peu plus tôt dans l'été j'avais cédé à la lâche activité de mater les JO à la télé (« quoi?!! regarder la télé l'été! Et les JO en plus! » Je vous entends d'ici, ça va, j'ai assez mauvaise conscience comme ça). J'ai regardé un peu les JO donc (il pleuvait et j'étais chez mes parents...) surtout les sports de lutte : judo, escrime etc. Je ne sais pas ce qui m'attire dans tout ça mais le fait est que le basket m'ennuie, les courses hippiques m'assomment et je trouve le tir à l'arc assez soporifique. J'ai du coup eu l'idée d'un post façon reportage sportif sur un match de tribadisme parce qu'il m'est apparu un jour, après une séance de ladite activité, que ça sonnait comme un nom de sport entre athlétisme et triathlon. Ce match mettait en scène une athlète américaine et une athlète hongroise et se terminait par la défaite de l'une que l'autre menait victorieusement à l'orgasme.
Je n'ai jamais écrit ce post. A la place, j'ai écrit un poème de 6 lignes que vous avez dû lire en 3 secondes, dont je suis très fière et que je vous invite à relire.
Début septembre, j'ai repris le travail et j'ai écrit un texte resté inachevé sur une butchinette fraîchement débarquée dans ma classe.
Puis, au moment où Pédée Sexuelle mettait fin à ses incessants voyages et décidait de déménager au pays de l'amour, je pris le relais et me mis à faire des allers-retours à l'autre bout de la France. Je suis passée des week-ends de glandouillage total et des soirées amorphes devant mon écran au compte-à-rebours virevoltant et heureux des moments passés avec ma copine.
Ce week-end, j'ai vu mon père, 4 de mes frères et soeurs et divers neveux. Parmi eux, aucun ne connaît ma vie secrète de gouine cachée, ce qui commence quand même à m'angoisser un peu. Ce soir, après une discussion animée avec Butchy Fem sur l'amour, la vie, le blog, je me suis dit que je pourrais aussi écrire des posts sur ma difficulté à faire mon coming-out, ça me ferait du bien et je me sentirais moins seule.
Tout ça pour vous dire que j'ai des idées, même si j'en ai moins que les autres gouinettes, que j'ai parfois envie d'écrire mais moins le temps qu'avant et que ce soir, je m'offre le luxe rare, comme pour rattraper le temps perdu, d'écrire en un seul post, tous les textes mort-nés de ces deux mois passés.

Pédée Sexuelle

Pédée Sexuelle