4 juil. 2009
Pourquoi suis-je moi, et pourquoi pas toi ?
Pourquoi suis-je ici et pourquoi pas là ?
Quand commence le temps et où finit l'espace ?
La vie sous le soleil n'est-elle pas un rêve ?
Ce que je vois, entend, sens,
n'est-ce pas simplement l'apparence d'un monde devant le monde ?
Le mal existe-t-il vraiment et des gens qui sont vraiment les mauvais ?
Comment se fait-il que moi, qui suis moi,
avant de devenir, je n'étais pas,
et qu'un jour moi, qui suis moi,
je ne serai plus ce moi que je suis ?"
Les ailes du désir
Butchy
16 juin 2009
J'ai testé pour vous
Voilà, sinon si vous êtes fana de piqûres dans les cuisses, de prises de sang à répétition, de réveils prise de température 3 fois par nuit, de cathéters dans la main, de rasages à sec, de chaussettes de contention, de lavements rectaux, de douches à la bétadine... la coelioscopie est pour vous, vous pouvez y aller en toute sérénité!!
9 juin 2009
Des mots doux pour E.
Depuis hier, je flotte dans ces couloirs à attendre, à parler, à aider, à aimer E., comme je peux, comme une douceur, une présence chaude dans tout ce froid.
Aujourd'hui, l'attente pénible de la sortie du bloc, les demandes de nouvelles aux infirmières, et toujours attendre. le lent réveil anesthésique et la joie de la voir arriver et de lui parler. Elle dans son cosmos.
Prise de tension : 9,6. Pas speed la bestiole !
Tout s'est bien passé a dit le docteur. Plus que deux jours à tenir et welcome home.
Love sweet love E.
Pédée Sexuelle
1 juin 2009
La grande première !!!
Sur vos ondes, une interview incroyable qui vous fera frissonner et découvrir un univers hors du commun !
à découvrir là :
http://www.box.net/shared/u68efla2x5 (Il faut que tu télécharges le fichier.)
Les Gouinettes Poltronnes
13 mai 2009
Jeanne Juliette
Service des enfants assistés de la seine
Renseignements sur l'enfant abandonné
-Sexe de l'enfant : féminin
-nom et prénom : G. jeanne juliette
-lieu et date de naissance : née le 15 mai 1914 à Paris XI
-est-il légitime ou naturel : naturel
-lieu de l'accouchement : Maternité J
-voeu des parents quant au culte : indifférence
Avis donné à la personne qui présente l'enfant
-a-t-elle déclaré ne pas vouloir solliciter de secours : refuse tout secours
-lui a-on dit que l'admission d'un enfant à l'hospice ne constituait pas un placement temporaire, mais bien un abandon? : oui
connait-elle les conséquences de l'abandon qui sont les suivants :
-ignorance absolue des lieux où l'enfant serait mis en nourrice ou placé? : oui
-absence de toute communication, même indirecte, avec lui? : oui
-nouvelles de l'enfant données dans les 3 mois seulement et ne répondant qu'à la question de l'existence ou du décès? : oui
Explication détaillée des motifs qui ont amené l'abandon de l'enfant:
cette jeune fille déclare avoir été violée. elle a pu dissimuler sa grossesse à sa famille et elle abandonne son enfant pour pouvoir rentrer chez sa mère."
Après le décès de notre grand-mère, abandonnée à sa naissance, ma soeur et moi-même avons décidé de réclamer son dossier de l'assistance publique, dossier dont elle n'avait elle-même jamais pris connaissance. Elle m'avait conté, par bribes, sa vie de misère, l'absence d'affection, le travail à la ferme à 12 ans, le bras "estropié" faute de soin en pouponnière, les brimades, la violence, le rejet. Être abandonnée, ne pas être désirée, ne pas être attendue, ne pas être voulue, ne pas être aimée, ne pas être soignée, ne pas être choyée, être niée dans sa chair, être déniée de sa propre valeur, de sa raison d'être au monde, de son droit d'exister... et survivre malgré tout.
Elle a travaillé dans 8 fermes différentes, de 12 ans à 19 ans. Les enfants abandonnés étaient à l'époque, une main d'oeuvre bon marché et corvéable. Elle n'a jamais été adoptée, mais trimballée de pouponnières en foyers, de foyers en fermes. Dans le dossier, il y avait son compte de pupille avec les noms des employeurs, les lieux, le salaire placé sur un livret... une vie en colonnes, en lignes. Le mariage comme un salut, elle épouse Marcel à 19 ans avec l'autorisation de l'assistance publique. Elle eut trois enfants de deux mariages, deux fils, une fille : ma mère. Elle a trimballé sa difficulté d'être mère, d'aimer sans l'avoir été elle-même. Ma mère a trimballé cette difficulté à son tour et le poison se répand encore.
Elle était une pupille de l'état, elle le savait, nous le savions, c'était sa plaie, sa croix, notre poison.
Elle était le fruit d'un viol, elle l'ignorait, nous le savons, c'est notre rage partagée, notre révélation.
je porte son prénom et son amour, comme une revanche.
Butchy Fem
5 mai 2009
Les Follivores
Il y a peu j'étais à Paris et j'étais invitée à l'anniversaire d'une goudou de ma fraîche connaissance. Après ingestion de diverses cacahuètes et autres produits gras en tous genres, nous décidâmes de sortir. Comme nous étions 4 gouines au total et que les non-gouines avaient décidé de s'en tenir à la pré-soirée, nous avons opté pour un lieu sinon lesbien, du moins gay, dans le but de bouger nos corps. Comme il se doit, l'élection finale de l'endroit revenait à celle qui fêtait son anniv. Et c'est là que la goudou parisienne peut s'avérer très capricieuse car malgré nos arguments éclairés qui prônaient plutôt « le Tango », la fille en question décida que nous irions aux « Follivores », c'était ça ou la tisane et au lit, on ne discutait pas.
Le seul avantage des « Follivores », c'est qu'il n'y en a pas (oui je sais ça ne veut rien dire). Déjà, à l'entrée, on vous appauvrit de 18 euros et comme vous sentez bien que vous n'allez pas pouvoir danser avec votre sac à main (eh oui, à main je maintiens, même si certaines mauvaises langues nient à mon sac cette identité), votre manteau et votre pull, vous vous délestez au guichet suivant de 3 euros supplémentaires - mais là c'est pas moi qui ai déboursé, donc je ne dis rien. Les Follivores c'est le paradis du gay garçon. Des pédés, des pédés, des pédés, en veux-tu-en-voilà et des gouines...8 au total, en nous comptant.
Ça a lieu au Bataclan qui est une salle de spectacles et non une boîte de nuit, donc j'imagine que le système d'aération n'est pas prévu pour que 1000 garçons virils et 8 filles moins viriles se déhanchent pendant des heures, ce qui fait qu'au bout d'un quart d'heure, j'avais perdu 50% de l'eau de mon corps, et si l'on ajoute à cela les 18 euros que je venais de donner, ça faisait, en peu de temps, beaucoup de perte, je trouve. Malgré cela, et pour ne pas faire la gâche-fête, j'ai essayé de m'amuser. Le thème de la soirée était: « Tubes des années 80 ». Je suis plutôt de bonne composition et je me dis que tout est bon à qui veut danser, donc va pour les années 80. Danser sur Niagara, Mylène Farmer, passe encore, mais après « Pandi Panda petit ourson de Chine » « Est-ce que tu viens pour les vacances? Moi je n'ai pas changé d'adresse. », j'ai commencé un peu, malgré ma bonne volonté, à me lasser. Surtout qu'à mesure que s'égrenaient les tubes de Rose Laurens et Julie Pietri, la salle se remplissait encore et encore de garçons, qu'il devenait difficile de maintenir un espace nécessaire à la pratique de la danse et qu'on se faisait bousculer constamment sans même un « pardon » (ni même un « merci » d'ailleurs), on doit aimer le contact dans ce genre d'endroits.
Comme vous vous déshydratez à une vitesse vertigineuse, vient le moment où vous désirez boire. Vous vous approchez du bar et là commence une petite heure de jeux de coudes. Coincée entre deux grands garçons, j'avais la vue sur une aisselle poilue (qui a dit que les homos s'épilaient?) et un tee-shirt humide. Enfin arrivée au bar, vous vous faites servir gratos (puisque une conso est comprise dans le droit d'entrée) un Perrier salvateur qu'il vous faudra boire parcimonieusement car vous constatez que toutes les boissons suivantes sont à 9 euros et qu'il est impossible à cette heure-là, d'appeler son banquier pour négocier une autorisation de découvert. Je suis retournée danser. Par chance, j'ai trouvé une bouche d'aération sous laquelle je me suis postée, ce qui m'a permis de finir la soirée vivante.
Bon, je suis mauvaise langue, vraiment! Car malgré tout cela, je me suis bien amusée et la fille qui fêtait son anniv était, elle, ravie. Si je me suis bien amusée, c'est que j'avais mis en route mon 14ème degré, parce que les tubes des années 80, de quand on était petites (ou pas nées pour certaines d'entre vous) c'est quand même très drôle. Et puis j'avais la chance de pouvoir contempler à loisir une fille, jolie et sensuelle, qui dansait pour moi et parfois même, je dansais avec elle. Alors, je vous avoue que les 18 euros, l'excès de testostérone et Chantal Goya chantée à tue-tête, sur le coup, je m'en fichais pas mal.
Baby Dyke
Ps: Pédée, Butchy, tout le monde, pardon pour mon silence, j'ai été bien occupée ces derniers temps, j'ai eu des vacances et comme vous des fériés que j'ai utilisés pour vivre en vrai, dehors et à l'air libre, beaucoup de travail quand j'allais au travail (pas souvent certes) et puis j'étais aussi un peu, je l'avoue, dans ma bulle.
4 mai 2009
le plaisir d'offrir, la joie de recevoir...
Me voilà rassurée, mon chien a des goûts très sûrs en matière de cadeaux et l'art de surprendre avec originalité.
Butchy Fem
A NE PAS MANQUER !!!
Le 30 mai, à Rennes, Les Chattes Hurlantes cassent la baraque et le Grand Cordel (bon là, c'est une blague...) pour une soirée filles (non mixte), à partir de 21 h !
Avec, dans l'ordre d'apparition : de la découverte, de la furie, un peu de rock and roll et peut-être même des baisers (enfin ça, c'est toi qui vois), de la musique forte, des images, de la distro, encore et toujours des badges, des verres à boire à des prix attractifs (on n'aime pas vraiment l'argent), des filles qui dansent et d'autres pas et puis surtout :
Ill Ease, Human Toys, The Big Boss Ladies, Strap-on dildos, Maboo, Iza Iza, Aurélie Cenno aka Peach, Nathalie Mondot et Mac l'Arnaque. + set Chattes Hurlantes
Pédée Sexuelle
Un nouveau jeu !
Ouais, on avait disparu avec Butchy Fem, mais on n'avait plus d'ordi. Du coup, on a joué au scrabble, au Trivial Pursuit, on a lu pleins de BDs, on a maté tous les épisodes d'In Treatment, on a tondu la pelouse et fait un grand ménage. Ça a du bon aussi de ne plus avoir internet !!
Pédée Sexuelle
26 avr. 2009
La loose
hier. Jour très pluvieux et gris. Morosité et mollesse. 13h.
Butchy Fem : "pff, chuis molle, pas envie de causer, .....je retourne sous la couette bouquiner une BD..."
Pédée Sexuelle : "ouais, envie de voir personne et de rien branler de la journée..."
Butchy Fem : " bah, y a rien de prévu....sauf le Printemps de Bourges ce soir, et puis, y a ma soeur qui passe à 14h et puis y a Virginie et Paul qui passent à 17h30...pff, trop la flemme..."
Pédée Sexuelle dans un demi-sommeil de sieste : "....grognement....pff, fais iech, j'ai envie de voir personne...pfff.....pff...nan...je dors....oubliez moi....grognement...."
Butchy Fem sous la couette avec sa BD : " merde, ça a sonné à la porte, déjà ??!!!ah oui, il est 14h30....argh......adieu couette chaude et douillette.......arghhh....allez Pédée stand up....."
Pédée Sexuelle : "...grogne....pff, total asociale..."
Butchy Fem et Pédée Sexuelle : "putain, t'as vu ce qui tombe comme flotte, ça va être sympa la festival de Bourges.....grogne.....pff, bon, ça va bien finir par s'arrêter...pff la flemme..."
5h plus tard. Sous la pluie, trempées, 10 000 personnes. 2h du mat'.
Butchy Fem : " y a du monde hein Pédée...atroce...j'en peux plus....j'ai un méga coup de barre, j'ai trop envie de m'allonger et de dormir..."
Pédée Sexuelle : "...grogne....pff....ouais....l'enfer c'est les autres......."
Butchy Fem : " fais iech pour Miss Kittin, on était quand même venu pour ça..."
Pédée Sexuelle : "bah ouais, elle a joué, quoi, peut-être 20 min, avant que ça beugue et qu'ils annulent...!!?"
Butchy Fem et Pédée Sexuelle : "j'ai les pieds trempés, et mon t-shirt sous mon pull est mouillé aussi, et y a vraiment trop de monde, nan, ils auraient dû vendre moins de places ?!?...............dis, tu crois qu'on vieillit....??!!"
3h du mat. Il pleut des trombes. On n'en peut plus, on a les jambes en charpie, les pieds destroy, le nez qui goutte, les fringues trempés. On n'a vraiment rien vu de sensass sauf Etienne de Crecy, dont on a vu la fin du set et c'était plutôt pas mal du tout.
6h du mat, sous la couette.
Butchy Fem et Pédée Sexuelle : " putain, là, c'est vraiment le bonheur.....wahoouu...trop bien...le matelas est vraiment top confort...et cette couette...hum...un vrai nid.......le pied...."
Y a des jours comme ça où faut pas sortir de chez soi.
Pédée Sexuelle
17 avr. 2009
posts en stock, blogs en rade
Voilà les posts en stock dans ma caboche, que je dis que je vais faire, mais que je fais pas :
Bon, je suis sûre que vous aussi vous avez des posts en stock, oeuvrez pour l'émulation !
Butchy Fem
viendez pour le printemps de Bourges!
Pour le printemps de Bourges, on fait free chambres d'hôtes dans not' pavillon HLM à la cambrousse. Hormis les concerts divers et variés, la déambulation au coeur des stands, des rues et des bars, y'a aussi la prog d'Emmetrop :Le Nadir fait son Kabaret Foutraque
jeudi 23 avril 22h > 1h : Kisses Cause Trouble + 78 RPM selector
vendredi 24 avril 22h > 1h : Plug&Co + 78 RPM selector
samedi 25 avril 22h > 3h : Kisses Cause Trouble + Plug&Co + «Alors heureuse?» concert queer punk rock + Dj
Kisses cause trouble
Le vrai spectacle
Mise en scène : Jean-Emmanuel Pagni et Delphine Clairet Avec : Delphine Clairet, Nadège Piton, Wendy Delorme, Clemence Bonnet et Clarissa Orsini.
Plug&co
Cabaret bouffe de l'extraordinairissime Alberto Morillo
de et avec : The Man Inside Corrine, Monsieur K, Madame H, Tom de pékin, Déborah Dégouts, Monsieur Katia, Victor, Anna Petrovna (piano) Musiques : Antoine Bernollin, Déborah Dégouts, Christine Guin (Flaming Pussy) Conceptions vidéos : Tom de Pékin.
78 RPM selector
Par Rosita Warlock, Mr Djub & De Bitche - set de 78 tours
Le set atypique qui a marqué les dernières Transmusicales de Rennes.
Alors heureuse?
Concert queer punk rock avec Déborah Dégouts (FR) Lynn Breedlove (USA) Christine Guin (from Flaming Pussy).
Exposition «PINE ! PONG !» de Tom de Pékin
Durant tout le Printemps de Bourges.
http://pagesperso-orange.fr/emmetrop/liens/newletter_cabaret_foutraque.html
Butchy Fem
11 avr. 2009
Les drôles de blogouines!
et le lien du blog des drôles de gouines : http://drolesdegouines.lezspace.info/
10 avr. 2009
Névrotique shopping
Le shopping me rend molle, folle et perplexe.
Naguère, lors de mon tendre âge, le problème était déjà épineux. Je détestais aller acheter des fringues avec mon père par ex. Je le voyais une fois tous les mois et il avait pour habitude de vouloir m’acheter des supers fringues, que, soi-disant, ma mère ne m’achetait pas. Entendez par là the panoplie de la petite fille princesse que je n’étais pas du tout. Je repartais toujours du coup avec des fringues affreuses qui restaient éternellement planqués en boule au fond de mon armoire. Moi, j’avais déjà opté pour le jeans, pull qui ressemble à keud et pompes destroy. Mon père vivait à Paris dans une banlieue étriquée et moi dans un petit village breton de 6 habitants. Mes activités de l’époque étaient : escalade dans les arbres, confection de cabanes, skate-cross dans les champs, confection de bouquets sauvages, rugby ( sauvage aussi !) avec mon frangin….bref, j’étais toujours un brin crassou, le cheveu fou, le jean vert et les genoux en sang. Alors, mon père avait honte de me voir débarquer à la gare Montparnasse avec, quand même, ma plus belle tenue bien proprette de fringues de petite meuf-mec.
Dès le lendemain, je me retrouvais coincée dans un rayon de jupes et de chemisiers à fleur, à devoir absolument choisir un truc pour lui faire plaisir. Je me souviens de ce mal-être qui m’habitait alors, cette sensation extrême de ne pas être à ma place. J’avais l’impression de devoir tenir un rôle, d’être pris au piège de la grande mascarade sociale « une fille doit mettre des jupes, et se doit d’être coquette et féminine ». Mon identité intime était violemment attaquée. Tout au long de mon adolescence, le problème était récurrent. Souvent revenait la question de la féminité, de l’apparence, du jugement, finalement, de ma construction en tant que femme. Pour eux, je niais mon côté féminin, rejetait les codes sexués et du coup, pensaient que je ne savais plus qui j’étais, ou que j'étais perdue peut-être. Or, si j’avais besoin de cette dualité, c'était justement pour me retrouver, naviguant entre les deux genres, cherchant ma place entre la jupe et le treillis, inventant mon genre.
Bref, au jour d’aujourd’hui, le problème est toujours bien présent quelque part. Lorsque je dois m’acheter des fringues, je me retrouve, hagard, à errer dans le rayon femme, à entr'apercevoir quelques trucs qui pourraient me plaire mais sans grande conviction, sans parler du problème discriminant des tailles, qui résout bien souvent cette hésitation. Alors, je vais fureter du côté homme. Et j’erre également, dépitée, car c’est pas ça non plus que je cherche. Donc je pioche dans les deux rayons de ce que je peux et puis après, j’attends (environ 1heure, après, je deviens très franchement désagréable...) ma mouf, qui, elle, a déjà choisi milles trucs à essayer et qui a envie d’acheter la moitié du magasin. Moi je ressors bredouille, un peu déprimée, d’où la mollesse.
Du coup, quand même, je trouve peu de plaisir à aller me confronter au monde arrogant des boutiques, leurs vendeuses pintades aux mèches blondes qui te matent de la tête aux pieds avec des yeux de poufs décérébrées, des tailles xxs, xs, m, voir xsL spéciales meufs gaulées comme des anorexique à jeun….Alors, j’achète mes fringues à Emmaus, dans les bouis-bouis, chez Dring-Fring, et c’est très bien comme ça de toutes façons.
Ceci dit, ce qui serait sympa quand même, c’est qu’il y ait des boutiques spécial butch, avec des fringues XY-XL and more, des sapes classes, funs, et des prix cools !!..........et je vous laisse imaginer les vendeuses !!!
Les boutiques sont à l’image de la répartition des genres dans la société hétéro étriquée : boy or girl, choose your side....
30 mars 2009
La mallette surprise !!


Butchy Fem et Pédée Sexuelle
Vite vite vite facteur !!! Lol lol xxx !!21 mars 2009
l'oiseau et l'ovule
"Lors d'une promenade à la campagne, vous découvrez un oiseau blessé et agonisant au sol, quelle est votre réaction:
Bon, la reformulation est bidon, mais je me souviens avoir décelé le piège de l'hypersensibilité et ai dû choisir la réponse b, en toute logique compétitive. J'ai finalement été retenue à ce concours mais ai échoué à l'épreuve du diplôme d'état, la première fois... hypersensible que je suis. Je l'ai eu la seconde fois, beaucoup plus en forme, émotionnellement parlant.
A cette même réponse, aujourd'hui, en ce premier jour de cycle menstruel et de doutes existentiels, je répondrais c, sans hésiter.
Les concours, les épreuves, les diplômes, les entretiens d'embauches... tous ces moments où il faut savoir se vendre et se présenter sous son meilleur jour, me donnent de l'urticaire... j'ai pas l'esprit de compétition et mes performances sont fonction de mon humeur très versatile.
Voilà, je me dis que dans la vie, on revit la même épreuve un nombre incalculable de fois : la course des spermatozoïdes! souvenez-vous quand vous luttiez flagelle contre flagelles, pour arriver en tête de la course à l'ovule. Je me suis toujours demandé comment j'avais fait pour gagner la course? ça devait être un bon jour...
Butchy Fem
de l'art d'être conne...
Là, je percute, en arrivant, d'un bordel, c'est que le Fouloir, c'est un gros squatt ! La pote qui nous attend sur place est total flippée quand je lui raconte qu'on a été demandé aux keufs la route et que je leur ai dit qu'il y avait un concert. On s'attend à une grosse descente de bleus dans le bordelo. Putain j'ai mal au bide. Butchy me regarde d'un air parfaitement navrée. P. interpelle un mec du squatt et lui demande si la soirée est réglo, si y a pas de risques d'embrouille si les flics déboulent. Le mec zen nous dit que de toutes façons ils sont au courant vu qu'il y a eu de la comm de faite, et mais que bon, ils sont plus ou moins en règle. Sauf si les keufs veulent vraiment faire chier. Me voilà un brin rassurée mais quand même j'ai passé une soirée à me stresser la tête, à imaginer des scénarios à la Stonehall mais où là, je finis couvert de plumes et de goudron, pendue à un arbre par des mecs avec des dread locks et des chiens pensant que je suis une indic.
Comme vous pouvez l'imaginer, il ne s'est rien produit de tel. Mais putain, dorénavant, je ferme ma gueule de gogolito.
Pédée Sexuelle
19 mars 2009
fringale d'images


15 mars 2009
Assurd
Un quatuor de femmes napolitaines qui reprennent des airs traditionnels du sud de l'Italie. A découvrir, vraiment.
Pédée Sexuelle
P.S : si une italienne veut bien me filer les paroles en italien, ça serait super cool. Et aussi me les traduire ! Merci !!
3 mars 2009
28 févr. 2009
27 févr. 2009
...
Des parcelles de passé s'amoncellent.
L’orage ronfle,
Quand l’écume gronde.
Quand la bile inonde,
La voile se gonfle
Les chevaux hennissent,
Quand la mer se cabre.
Quand la peau se marbre,
Les pupilles pâlissent.
Ah la mer traversée d'ondes sombres!
La flamme rougeoie,
Quand la houle s’embrase.
Quand la mélopée s’écrase,
La sirène se noie.
J'expire encore sans aspirer.
Des fragments de moi-même se détachent.
butchy fem
Les seins d'Helena
Personnellement, j'ai assez hâte que The L word soit fini. Parce que depuis le début de cette dernière saison, je vais de déceptions en énervements. D'ailleurs, les scénaristes ont l'air d'avoir hâte d'être libérés et semblent écrire les épisodes à la va vite, ce qui donne un résultat à la va lente, vu comme on s'ennuie à les regarder. Les intrigues sont lâches, on ne voit que peu certains personnages, voire pas du tout et les dialogues frisent la nullité. Quant aux scènes d'amour, elles sont ridicules.
La dernière en date, par exemple, est à classer dans le top ten. Comme vous le savez, Dylan, après une absence de deux saisons et demi, revient à Los Angeles pour essayer de reconquérir Helena à qui, naguère, elle avait extorqué une coquette somme d'argent. Il se trouve que malgré ce tour pendable, Helena aime encore Dylan (je passe sur l'invraisemblance de la situation) et en moins de deux, elles se retrouvent en tête à tête chez Dylan. Comme ça fait assez longtemps qu'elles ne se sont pas vues, que croyez-vous qu'il s'y passe? Eh bien, après avoir hésité trois plombes avant de s'embrasser, je vous le donne en mille: elle font l'amour! (je suis sûre que vous ne vous y attendiez pas, trop forts ces scénaristes, je vous dis) Et le détail qui tue, c'est que Helena garde son soutien-gorge et Dylan sa chemise, et donc aussi son soutien-gorge. Ben oui, parce qu'il faudrait pas y aller trop vite dans l'intimité...ça risque de mettre à mal leurs retrouvailles. Dylan, en guise de préliminaires, décide de faire un cunnilingus à Helena (enfin, je suppose, parce qu'on n'y voit pas grand chose) et de poser sa main...entre les seins d'Helena, pas dessus hein, entre! À un moment donné quand même elle lui touche le sein gauche mais plutôt genre: « tiens, une protubérance! » et c'est tout. Putain Dylan, ça fait 2 ans que t'as pas vu cette fille dont tu es follement amoureuse et t'as pas envie de lui toucher les seins? Oublie donc les hévéas de Papouasie ou de je ne sais plus où et mets-y les mains! Caresse-les, embrasse-les, suce-les, mords-les, pétris-les! (humhum...je m'emballe, je crois...). Ces pauvres petits seins d'Helena, ils doivent ressentir une frustration terrible! Et enlève cette putain de chemise! Je ne dis pas que le sexe sans soutien-gorge soit une règle mais bon là c'est pas l'empressement qui les amène à ne pas se déshabiller. La scène dure quand même plus de 5 minutes. C'est interminable. D'ailleurs, une musique douce couronne le tout pour bien nous montrer que ce n'est pas la baise qui est importante ici, mais plutôt les sentiments. Parce que les deux superposés, dans The L word, ça n'existe pas. Un pur exemple de ce que nous appelons, entre gouinettes, « l'orgasme du genou ».
Tout ça pour dire qu'on n'y croit pas trop trop à cette scène d'amour et que si j'étais à la place d'Helena, je ne me ferais pas trop d'illusions: vu la froideur de Dylan, cette histoire est vouée à l'insuccès. Tout comme cette dernière saison de The Lword, que je m'acharne naïvement à regarder, comme si j'allais retrouver l'excitation des premières saisons et comme si, touchés par une soudaine grâce, les personnages allaient enfin ressembler à de vraies lesbiennes.
Baby Dyke
26 févr. 2009
Tribune to Baby Dyke
C’est encore ce que je me dis même après avoir accueilli, pendant une semaine, ma grande amie, Baby Dyke, à la maison pour ses vacances de célibat forcé. En amitié, tout passe, tout s’excuse, tout est drôle et c’est ça qui fait que c’est fun comme relation.
Notre histoire avec Baby Dyke a commencé par un rencard à Nantes, il y a deux ans. Nous nous sommes parlées sur (eh oui) LpourL, et vite y a eu un super feeling. Elle est arrivée à ce rendez-vous, telle qu’elle est : nonchalante, souriante, rigolote, intéressante, cocotte…Pour occuper notre soirée, nous avons décidé d’aller au cinoche, voir le porno lesbien à la mode du moment : one night stand, d’E. Jouvet, lors de Cinnéfable au Katorza. C’était sympa comme première rencontre et ça met tout de suite à l’aise ! Après cela, nous sommes rentrées chez moi, à St Naz, on a bu un whisky puis un thé. Le lendemain, on a parlé des heures au petit déj et on a été à la mer. Elle portait un pull rouge. On a beaucoup ri sur un rocher. Nos discussions étaient déjà très orientées : psychanalyse, musique, gouineries en tous genres, coupes de cheveux et autres légèretés existentielles. Il est des gens ainsi, à qui on dit tout, avec qui on se sent direct super bien, comme une vieille pote de 20 ans. Connected. Un truc simple. Une amitié naissante. Et le truc classe, c’est que le feeling est passé direct aussi avec Butchy Fem quand je les ai présentées. Donc, nous voilà toutes les trois, toujours d’attaque pour faire des teufs, des balades, des concerts, des conneries, et aussi, un blog.
Tout ça pour en venir à ces dernières vacances où Baby Dyke est venu chercher réconfort à la maison. Il est des moments difficiles, de ruptures, d’espoirs perdus et de cœurs endeuillés et il est bon alors d'avoir des potes. Baby Dyke est arrivée ainsi, esseulée et un brin angoissée. Nous lui avions préparé avec amour sa chambre qui est aussi le squatt ordi-matage de films-glandouille. C’est la pièce où il y a le plus d’activités dans cette maison. Tout le monde y squatte. Le chien, le chat, nous. Donc là, nous avons pu profiter du lit de Baby Dyke pour nous scotcher tous les soirs devant Dexter, telles des boulimiques devant un frigo plein.
Ce qui est étrange, c’est que je n’ai presque pas vu Baby Dyke marcher de la semaine. Ceci dit, c’est peut-être mieux ainsi. Car Baby Dyke peut être un danger public. J’avais planqué certains objets de valeur, tel mon accordéon, ma guitare en sachant que BD allait venir en vacances. Mais je n’avais pas pensé à ma cafetière italienne. Baby Dyke avait la tête en vrac certes. Mais oui, oui, elle a flingué ma cafetière neuve : elle a mis l’eau, normalement prévue pour être mise dans la partie inférieure de la machine, en haut. On a attendu un moment ce matin-là pour boire un café, jusqu’à ce que nos narines s’inquiètent d’une subite drôle d’odeur venant de la cuisine. Oui, la cafetière a brûlé. Hier, au téléphone, elle m’a précisé qu’elle m’en a racheté une. Elle est mimi !
Nous avons aussi bien ri sous la neige, à faire des bêtises pour les Gouinettes Poltronnes, on a déblatéré pendant des heures sur l’amour, la constitution de nos menus, nos névroses, notre blog, les animaux, bref plein de sujets captivants, dont Baby Dyke vous a parlé dernièrement dans son post.
Bref, tout ça pour dire que même si elle cassait accidentellement une patte au chat, ça serait toujours mon amie. Bon j’imagine qu’il y a des limites (genre Benjamin Biolay!), mais je pense qu’une cafetière et un sèche-cheveu, ça ne vaut pas du tout une amie aussi drôle, aussi intelligente, aussi mignonne et aussi fun que cette bonne vieille Baby Dyke. Même avec son cœur tout triste, elle est incroyable. Reviens quand tu veux à la maison, Baby Dyke. Mais on te fera peut-être camper dans le jardin, si t’es ok ?
Pédée Sexuelle
24 févr. 2009
Bien avant
Baby Dyke
20 févr. 2009
Galanterie et Tennis de table
Après les blagues sur leurs bites, leurs rigolades bon enfant quand ils se traitent de PD, ou alors, qu’ils injurient la balle qu’ils viennent de rater en lui disant « ah la salope », j’arrive cependant à en placer une, car j’ai goût pour la joute verbale et le sens de la dérision. Je suis capable de prendre beaucoup de recul pour pouvoir pratiquer le sport qui me fait suer et vibrer en même temps ! Donc, après avoir constaté à voix haute que le niveau vole bas dans ce club, qu’ils seront bien gentils de changer de vocabulaire quand ils ratent des balles, et qu’ils arrêtent de se pavaner quand ils jouent contre moi car je suis parfaitement apte, malgré mes deux seins, mon vagin et mon cerveau de meuf, à leur foutre des raclées, j’ai tenté, oui, de leur expliquer ma réflexion sur la galanterie. Parce que ça, ça m’énerve aussi. Ils doivent trouver que je suis chiante et bien compliquée les pauvres !! Souvent, ils m’offrent la balle de service parce que je suis une fille, ou alors, je ne dois pas ranger les tables parce que je suis une fille ou encore, je ne dois pas passer le balai, vous ne devinerez jamais pourquoi ?...eh oui, parce que je suis une fille. Et en plus, le meilleur dans l’affaire, c’est qu’ils se croient charmants, prévenants, sensibles et incroyablement attentifs à la gente féminine. Alors moi je leur casse leur trip SM (Super-Mec). Ils sont mal tombés avec une bestiole comme moi. Me voilà partie à leur expliquer pourquoi je ne peux pas blairer la galanterie, ce truc archaïque, inégalitaire et machiste. Pendant ma tirade, les 3 zozos passaient le balai sans piper mot. Je leur ai expliqué que je trouvais aberrant ce sexisme où l’homme doit être protecteur et fort et que la femme obligatoirement, se doit d’être fragile et a besoin de l’homme pour la protéger. Tout ça hérité d’une société patriarcale et aristocratique où l’homme se pensait supérieur à la femme et par conséquent, par politesse et savoir-vivre, il lui concèdait un peu de place et de valeur quand il le souhaitait. De plus, l’homme galant est souvent considéré comme un séducteur, ayant grand respect des femmes, serviable et fiable. Mais moi, ça, ça me saoûle, je n'ai pas envie que les mecs pensent me dragouiller en m'ouvrant une porte ou me donnant la baballe. Mais, et là est le hic, c'est que 55 % des femmes considèrent la galanterie comme une marque de respect envers elles, 41 % comme une marque de séduction et seulement 4 % comme un archaïsme (enquête de 2007 réalisée par Internaute Magazine). Comme quoi, je pense que, définitivement, je serais toujours dans le lot des minorités.
Un exemple navrant de ce qui se lit à ce sujet dans des articles débilisants :
"Dans cette série d’articles, vous découvrirez semaine après semaine quelles qualités rendent un homme attirant aux yeux des femmes. La galanterie est un concept qui vous paraît terriblement ringard ? Détrompez-vous ! A part pour quelques féministes enragées, galanterie rime avec respect, et ce depuis la nuit des temps. Choisissez donc la voie alternative de la galanterie : offrez lui une fleur, ouvrez lui la portière de la voiture, faîtes lui un compliment charmant sur sa robe, laissez la sortir avant vous de l’ascenseur… La galanterie s’exprime par des petits gestes faciles et qui peuvent rapporter gros. En effet, toutes ces attentions donnent aux femmes une image très positive de vous. Tout d’abord, en étant galant, vous faites preuve de bonne éducation. Aux yeux d’une femme un homme galant est un homme… sortable ! Si vous avez de bonnes manières, si vous êtes élégant dans vos paroles et vos gestes, elle vous présentera plus facilement à ses amies et ses proches (rien de mieux pour une femme qu’un homme qui rend ses copines jalouses !). Vous pourrez ainsi vous imposer auprès de son entourage en un temps record. Autre avantage de la galanterie, elle est gratuite! Bonne nouvelle pour les hommes fauchés donc. Et contrairement aux restos hors de prix et à la bouteille en boîte, la galanterie est une façon de séduire votre belle sans lui donner l’impression que vous l'achetez..."
Je suis bien contente alors d’être une féministe enragée…Putain, et ça en plus, c’est écrit par des femmes. L’aliénation, y a que ça de vrai !! Bon donc, mes trois gus et leur balai, je pense qu’ils n’ont rien compris au bordelo que je leur ai expliqué et ils n’avaient pas l’air du tout d’accord avec moi. Ils m’ont même dit que c’était malheureusement une pratique qui se faisait de plus en plus rare et que ça les navrait.
La prochaine fois, je vais tenter de leur expliquer, au ping-pong, la théorie queer selon Beatriz Préciado et leur faire une critique de la notion de genre, de féminisme existantialiste ou différencialiste, et de l'idée préconçue d'un déterminisme génétique de la préférence sexuelle.
Pédée Sexuelle
17 févr. 2009
Pour les oreilles et le coeur et le corps tout entier....et aussi parceque contre toute attente Polly Jean sait aussi faire la fofolle, ce qui la rend encore plus sexy...
Pédée Sexuelle
Débats
- Qui est la plus névrosée de nous 3?
- Comment doit-on disposer la vaisselle dans le lave-vaisselle?
- Peut-on parler de nos pratiques sexuelles à nos amies hétéros?
- Un serial-killer peut-il avoir l'air d'une personne normale ou a-t-il forcément une tête de serial-killer?
- Combien de temps met-on à se remettre d'une rupture?
- Quelle devrait être ma prochaine coupe de cheveux? (là, c'était plutôt Butchy et moi qui débattions car Pédée était un peu larguée...)
- Quelle est la meilleure série de l'année?
D'ailleurs, si vous avez des arguments éclairés sur ces multiples questions, nous sommes preneuses car les débats continuent via tél/mail/msn et compromettent nos relations jusqu'ici à peu près pacifiques...
Bon ce qui est bien, c'est qu'on se revoit bientôt (dans 17 dodos, m'a dit Pédée). Peut-être parviendrons-nous à boucler enfin ces débats existentiels.
Baby Dyke
14 févr. 2009
11 févr. 2009
Des teufs et des moufs
Y a intérêt que vous veniez toutes, hein, qu'on se boive une mousse, qu'on mate les moufs et qu'on parle de nos supers blogs !!
Pédée Sexuelle
7 févr. 2009
Dream on
Tout ça pour vous parler de mes rêves communautaires du moment. Donc, depuis quelques mois, je rêve de grandes fêtes de gouines où toutes mes amies, références et icônes sont présentes. C'est vraiment des rêves doux et chaleureux où le plaisir d'être toutes ensemble transcende la réalité. Il y a les regards, les sourires, les échanges, la musique... Je pense pas que tout ce truc soit sexuel, je rêve pas de partouzes géantes mais plutôt de grands moments "soeurternel" où la réunion communautaire est un havre en marge des turpitudes du quotidien. Dans ces fêtes, vous êtes toutes là : vanessa, armelle, laetitia, mathilde, natasha, emilie, sandrine, sarah, magalie, caroline, chloé, jennifer, roselyne, kim, stéphanie... toutes les autres et même celles que je ne connais pas.
Dans le genre rêve communautaire, mais à deux, ma meuf vient de rêver qu'elle passait la nuit avec the Emilie jouvet qui se prélassait nue sur une peau de bête, devant un feu de cheminée... y'a des rêves intéressés... non?!
4 févr. 2009
Pour les gouines babas des bébés
Bon, il semble que malgré la condamnation par la cour européenne, le conseil général en question se positionne défavorablement alors que les rapports de la psychologue et de l'assistante sociale seraient favorables. La commission d'agrément va donc à l'encontre de l'avis des travailleurs sociaux de terrains qui ont, eux, rencontré la demandeuse. Décidément, les mentalités ont du mal à évoluer et c'est pas demain la veille qu'une demande d'agrément, faite par une femme ayant l'honnêteté de révéler son orientation sexuelle, sera accordée. Il y a des homos qui réussissent à adopter mais celles la (je dis celles la parce qu'un homme seul qui déposerait une demande d'agrément, je lui souhaite bien du courage) sont obligées de dissimuler leur sexualité, leur vie affective et tout un pan de leur existence. Une femme célibataire peut à priori obtenir un agrément et adopter seule un enfant s'il est évalué qu'elle a les capacités éducatives requises... mais un couple de femmes, c'est une autre affaire?! Le droit français n'interdit pas à une femme célibataire et homosexuelle de pouvoir adopter mais les faits parlent d'eux mêmes. Dans l'affaire en question, le premier refus était basé sur les éléments suivants "l'absence de référent paternel, l'ambiguïté de l'investissement de la compagne de la requérante dans l'accueil de l'enfant et la fragilité de la relation des deux femmes". Et le deuxième refus... je vous le donne en mille... est basé sur quasi les mêmes raison "un manque d'investissement de la compagne d'Emmanuelle B. dans la procédure, et une divergence des deux femmes sur l'âge demandé de l'enfant"... un manque d'investissement et une fragilité du couple alors que la première demande remonte à 1998, la deuxième à 2008... elles sont donc ensemble depuis au moins 10 ans...
Bon sinon j'ai plus simple... pourquoi ne pas adopter un dauphin?!
Butchy Fem
2 févr. 2009
Quand le bébé rend baba
Démocrachie
Je n'ai pas eu le temps de vous parler de la manif de jeudi dernier à St Nazaire. J'étais clouée au lit depuis, avec ma bonne grippe annuelle.
Donc, voici. Sans doute avez vous entendu parler de St Naz dans les médias, car c'est une des seules villes de France avec Paris, où la manif a dégénérée. D'après les médias, 200 à 300 manifestants ont fait de la provoc devant la sous-préfecture, où les CRS étaient 20, les pauvres ! http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafJX-V.html.
Or, moi, j'y étais devant la préfecture, je terminais tranquille la manif, avec mes amis, dont un gamin de 6 ans. Tout s'était bien passé, nous étions forts nombreux, et ça fait chaud au coeur tout ce monde réuni. Une fois devant la sous-préfecture, une dizaine de jeunes, un peu énervés, certes, se sont mis à balancer des pierres et des canettes de bières sur les CRS, de l'autre côté de la grille. La riposte n'a pas tardé du tout : au bout de 10 mns, les CRS ont tiré des flash-balls et envoyé des lacrymos sur les gens. Oui, je vous jure, sur les femmes, les enfants, les hommes, qui se disaient au revoir pour quitter la manif. Une amie à moi a reçu un flash-ball dans l'épaule, un autre est passé juste à côté de la tête du gamin qui était avec nous. Tout le monde a été pris de panique et s'est mis à courir dans tous les sens. Ils ont rebalancés des lacrymos. Ca s'est énervé sévère du côté manifestant. Les jeunes se sont encore plus énervés, nous avons décidés de rester sur place, en signe de protestation devant la provocation policière qui a mis le feu aux poudres. La suite a été une succession de charges de keufs, de poubelles cramées, des pavés lancés, et encore de charges de keufs.
Cela me laisse quand même perplexe : en 6 ans de manif à St Naz, jamais ça n'était parti en live, et des gens avec qui j'ai discuté m'ont dit n'avoir jamais vu ça dans cette ville, pourtant témoin de luttes sociales très fortes...St Naz la Rouge.
Donc, voilà, face à la provocation d'une dizaine de couillons, les CRS tirent des flash-balls et balancent des lacrymos sur la foule pacifiste. Je vous laisse en tirer les conclusions sur l'état de notre démocratie.
29 janv. 2009
Mes insomnies
Je vois passer en long cortège
Les minutes qui se délitent
Et le temps qui se désagrège
De mon sommeil appuie la fuite
Je touche de mon cerveau le fond
La limite de mon esprit
J'ai fait le tour de la question
Et pense au jour avec envie
De leur arrogance maligne
Mes ombres défilent et m'observent
Mes souvenirs aussi s'alignent
En fête funèbre des rêves
Les heures blanches ont leurs couteaux
Quelques lames bien aiguisées
Sont venues effleurer ma peau
J'ai lutté jusqu'à m'épuiser
Mes insomnies auront vaincu
Il me faut déposer les armes
Car je ne pourrai rien de plus
Contre le foutoir de mon âme
Baby Dyke
28 janv. 2009
Pédée Sexuelle
27 janv. 2009
Pédée Sexuelle
22 janv. 2009
Le rock du balai

Là subitement, les rôles s’inversent. Ma banane débande, et hop, je me retrouve affublée d’un tablier avec des fleurs dessus, une poêle à la main, l’éponge dans l’autre. Elle, porte son manteau, son sac de boulot et sa petite gamelle que je lui ai préparée pour son midi. Elle m’embrasse et me souhaite une bonne journée en me tapant sur le cul et en me susurrant à l’oreille: « ma petite soubrette, j’aime quand tu t’actives ainsi dans ta cuisine et que tu me beurres une petite tartine avec amour… ». Moi alors avec mes yeux de biche, je lui dis de bien travailler et lui susurre à mon tour en m’accrochant à son cou : « rentre vite ce soir, je vais te préparer un petit plat délicieux et j’aurais aussi passé la serpillière, rien que pour toi… ». Tout ça est très très hot, je vous assure !!
Bon, ces petits jeux de rôle cocasses et caricaturaux, qui pimentent notre quotidien nous aident principalement à bien nous amuser mais surtout en fait, à pouvoir aborder des sujets chiants et périlleux de manière décalée et humoristique. Ce n’est pas toujours évident ces histoires de rôles, de qui se retrouve à faire quoi, et pourquoi est ce ainsi, et est ce que c’est normal que ce soit ainsi ?!! Cela nous permet de remettre en cause nos petits carcans, ces petites places étriquées dans lesquels nous nous mettons nous–mêmes et aussi parfois avec le concours de l’autre. C’est le danger du schmurtz. Chacun à sa place et les vaches seront bien gardées. Merde, non, je pense que E. et moi, on flippe grave de ça, alors on théâtralise le bordel pour le dédramatiser, pour pouvoir en parler, telle une séance de théâtre-forum intime. D’ailleurs, en ce moment, je suis surnommée Zlata la roumaine, vu que je fais souvent la bouffe car E. est crevée quand elle rentre du taf, et je passe aussi l’aspirateur et que c’est moi qui gère les courses et les lessives. Je ne bosse pas et passe mes journées à la maison. C’est le revers de la médaille. Il faut savoir que Zlata passe aussi 30 mns chaque matin à boire un café fort, en écoutant France Inter, le chat tendrement installée sur mes genoux et en fightant tout ce qui bouge avec ses petites brutes love. C’est un moment fort agréable et intemporel ! Je me délecte de cette inactivité, de ce non-rendement, de cette futilité matinale. Zlata aussi, dans la journée, fait une petite sieste en matant un épisode de Desperate Housewives, voir deux, et aussi, des fois, elle joue au backgammon et fait de la guitare, se promène, parfois se fait chier, parle au chien et au chat qui la regardent de leurs petits yeux amoureux !!!
Tout ça pendant que E. œuvre courageusement mais péniblement pour la fonction publique. Le soir, elle est naze, le matin, elle est naze, elle grogne que le travail c’est de l’esclavagisme, que travailler 5 jours sur 7, c’est de la torture, que la vie est inhumaine, en plus pour gagner des clopinettes, qu’elle rêve d’être une Zlata à la maison, de me préparer des plats, de passer sa journée à passer l’aspiro et gratouiller les bestiaux en matant des films pendant que moi, j’irais trimer pour rapporter des croquettes à la smala. Et le comble, c’est que moi, en ce moment, malgré mon aversion profonde et ma pathologie révulsive face au salariat et au marché du travail, je serais assez ok pour aller bosser un peu quand même, et sortir le nez de mes casseroles. Mais rien n’est parfait, comme vous pouvez le constater.
Bon, je vous laisse, faut que j'aille vider le lave-vaisselle et ranger la chambre....et me gominer ma banane-crête....!!
Pédée Sexuelle
18 janv. 2009
Musique-thérapie
Quand ça ne va pas, parce que parfois ça ne va pas, la musique est une consolation. Quand je suis déprimée-agitée, je me mets un bon morceau de rock bien sonnant et je me sens tout de suite mieux. Parce que la rage du rock est à l'image de la rage même qui m'anime, jusqu'alors informe et indicible. Quand ça ne tourne pas rond ou quand au contraire ça tourne trop en rond, je lance un morceau d'électro entêtant et obsédant et ça soulage un peu le cercle vicieux que mon cerveau usine infatigablement. Quand je suis triste à pleurer, je mets un morceau encore plus triste que ma tristesse et ça a l'effet magique de la faire diminuer. En résumé, la musique violente me calme et les chansons tristes me rendent gaie. Rien de pire, quand je ne me sens pas bien, que d'entendre, par exemple, un morceau carnavalo-fanfaro-la-vie-est-belle. J'ai tout de suite envie de prendre une batte, de zigouiller le poste et ainsi de faire taire la chanson sacrilège. Rien de tel que Shane Cough quand la colère me tenaille, les mix de Bomb the bass viennent à bout de mes lancinantes préoccupations et les plaintes de Thom Yorke font fuir les miennes.
Arrêtez le xanax et autres tranxènes, mettez un disque et laissez la musique vous apaiser.
Baby Dyke
17 janv. 2009
My king

Ma meuf, j'arrête pas de lui dire qu'elle a le profil d'Elvis Presley avec sa coupe de cheveux genre "crête-banane". Quand en plus, elle dégaine sa guitare, alors là, c'est total trip! Je crois que ça lui plaît quand je le lui dit parce qu'elle gonfle les "pectoraux", bande les biceps, entame de suggestifs déhanchements... à la Elvis et entonne un "love me tender, love me true". Il faut savoir que ma meuf a de sacrés biceps, j'aime lui demander de les exhiber, de les toucher et je me pends à son cou comme une pure midinette! C'est un petit jeu de rôle entre nous, elle joue le king et moi la princesse. Je pourrais aussi vous parler du gode en "real skin" qu'elle adore glisser dans son pantalon en faisant la maligne... mais en fait, non, je vais pas en parler. La théorie qui circule comme quoi "Elvis is not dead" n'est pas exacte. La nouvelle théorie pourrait être la suivante : "Elvis is everywhere" ou "Elvis is a FtoM"...
Le truc qui merde en ce moment, c'est que les cheveux de ma meuf sont trop longs et que du coup, elle ressemble plus à Dick Rivers qu'à Elvis. En anglais Dick Rivers, ça veut dire "rivière de bites"... pas facile à porter hein! Bref, comme vous vous en doutez, Dick Rivers étant beaucoup moins glamour qu'Elvis Presley, je vais finir par lui offrir le coiffeur, à ma meuf rockabilly!
Butchy Fem
Carte Queer à Beatriz Preciado

B.P.Conférence de l’auteur et soirée performances post-porn et d’js électro made in Barcelone proposés par Beatriz Preciado.
conférence à 18h : gratuit
soirée à partir de 22h : location Emmetrop et sur place 10€/5€ adhérents - Avantages PAC étudiant
Festival XXYZ
15 janv. 2009
Ma drogue à moi

11 janv. 2009
8 janv. 2009
e-baysée
Butchy Fem
Zinzin
Ils m’ont renvoyé une bonne 20 aine de fois mon dossier, souvent en me demandant exactement les mêmes documents, genre les bulletins de paie de janvier 07 à décembre 08 (j’ai dû leur envoyer 10 fois). Ensuite, ils m’ont dit que j’avais démissionné d’un poste. Or, non : c’est juste qu’il n’y a pas de case « fin de prestation Chèque emploi-service » dans leur dossier, du coup l’employeur coche « autre », ce qui implique qu'automatiquement, tu es considéré comme démissionnaire. Et vlan, pas de droit Assedic. Tu appelles, tu expliques, ton employeur écrit pour garantir que tu n’as pas démissionné (courrier qu’ils n’ont soi-disant jamais reçu), et vlan, on te redemande tes bulletins de paie, ton attestation Assedic. Et puis régulièrement aussi on te réclame des papiers improbables au compte-goutte, genre quel jour précisément tu as travaillé en 2007 (et à quelle heure t'as été pissé !!)...Pourquoi réclamer tout d'un coup, alors que c'est bien plus marrant de faire traîner le bordelo.
Et puis, ce qui est drôle aussi, c’est que normalement, ils sont tenus de t’envoyer seulement un courrier stipulant les pièces manquantes, et non pas ton dossier complet. Mais là non, à chaque fois, ils me renvoient le dossier total, alors du coup, à réexpédier ça doit bien me coûter dans les 4 ou 5€ à chaque fois. A raison de deux fois par mois, en moyenne, ça commence à faire !!
Pour finir, je viens de recevoir, donc 3 mois après, le papier d’attribution de mes droits, suite à des courriers très virulents de ma part. Au final, j’ai fait tout ça pour rien, car en fait je touche 10€/ jour d’ARE, ce qui fait moins que le minimum social que je touchais avant (ASS), et de plus, la cerise sur la gâteau, ils me réclament 450€ qu’ils m’ont versé en trop pendant ces 3 mois du fait de leur retard (l’écart entre l’ASS et l’ARE que je devais toucher). Ils sont trop fun quand même !!
Tout ceci quand même incite les gens :
- A rester chez eux plutôt que d’aller taffer, vu que c’est mieux payer de toucher les minima sociaux, que de travailler à temps partiel.
- à travailler au black
- A être parfaitement découragé face à l’ampleur du bordel et au temps investi dans sa demande de droits Assedic et donc pour finir, à ne pas les réclamer.
Bref, tout ceci pour dire que dans le genre arrachage de cheveux, y a pas mieux et qu’il faut persévérer et ne pas céder.
Je vous raconterai prochainement mon bordel avec l’ANPE et aussi avec l’AFPA. Tout un programme !
Si vous avez des soucis d’ordre administratif, n’hésitez pas à me contacter. Je suis formée pour travailler aux Assedic maintenant !
Pédée Sexuelle
6 janv. 2009
Miss Moncul

Personnellement, je pense que ces élections sont un drame pour les femmes et pour le féminisme. Nationalisme, concurrence, formatage, objetisation, dogmatisme de la beauté, moralisme d’arrière-garde teintée de catholicisme puant. Quel joli divertissement pour les français !!
Pédée Sexuelle
26 déc. 2008
De la difficulté de l'amour
Parfois on voudrait que l'autre soit différente, moins ceci et plus cela, alors qu'elle ne peut être qu'elle avec toute sa richesse, avec toutes ses névroses, son bordel dont elle ne sait que faire, qu'elle voudrait à la fois déposer dans un coin et qu'en même temps elle chérit parce que c'est ce qui la constitue.
Vouloir que l'autre soit différente, c'est vouloir qu'elle soit une autre, et une autre, ce n'est plus elle.
Parfois même on voudrait quelqu'un d'autre alors qu'on sait qu'on va retrouver quelqu'un avec d'autres bordels, peut-être les mêmes parce qu'au fond c'est ça qui nous a poussées l'une vers l'autre. Car ce qu'on finit par se reprocher, c'est l'essence même de notre sentiment amoureux, c'est par là que le charme a agi: des exs encore trop présentes, des personnalités dépendantes, des inerties paralysantes, des morts dans le placard. Les regards, la voix ont opéré et la promesse de la peau et des souffles, bien sûr...mais surtout les mille tonnes de l'inconscient, tout ce que chacun charrie avec soi quand il parle, agit et se meut.
Vouloir que l'autre soit différente ce n'est pas de l'amour, c'est vouloir l'enfermer dans la petite case de notre idéal, bien proprette et bien rangée, la petite case où l'amour, manquant d'air, vient s'étouffer et mourir.
Baby Dyke
24 déc. 2008
Résultat du test d'hiver
Pédée Sexuelle
17 déc. 2008
être un collier
Butchy fem
16 déc. 2008
Une session live de Mansfield Tya
La session live: Mansfield. TYA
Des nantaises qu'on aime bien !!
Un 1er album intimiste, June, à découvrir et le prochain, bientôt dans les bacs !!
Pédée Sexuelle
15 déc. 2008
RIP Bettie

Butchy Fem tristoune
13 déc. 2008
core et âme
Une envie alors s'impose : annihiler.
J'ai pas envie de battre des paupières en roucoulant. j'ai pas envie d'arroser les fleurs et de nourrir des bébés chats au biberon. J'ai pas envie de me faire des tresses avec des noeuds et de boire un milk-shake fraise au soleil couchant. J'ai pas envie de mélodies à la mandoline et de chevaux galopant sur la plage. J'ai pas envie de dire "oui, oui, bien sûr" en dodelinant de la tête. J'ai pas envie de pondérer, tout en diplomatie. J'ai pas envie de tricoter, de faire du point de croix, du loisir créatif ou de l'aquagym. J'ai pas envie de cuisine intégrée et d'aspirateur centralisé. J'ai pas envie de jupes roses en velours et de petits bijoux discrets en plaqué or. J'ai pas envie d'être au four en tablier. J'ai pas envie d'enfanter. J'ai pas envie de crèches de noël. J'ai pas envie d'être au moulin à faire le pain. J'ai pas envie d'être jolie. J'ai pas envie d'être prévenante. j'ai pas envie d'être douce. J'ai pas envie d'être attentionnée. J'ai pas envie d'être mesurée. J'ai pas envie!!
Je veux ouvrir les yeux en grand et dire "non, va te faire foutre". je veux prendre soin de rien, juste de tout bien niquer et envoyer paître. Je veux gueuler quand ça me chante, et partir, et revenir et même vomir. Je veux des basses qui dégueulent et que ça pleuve. Je veux me raser la tête et pas les aisselles. Je veux des piercings. Je veux des tatouages, encore. Et que ça vibre, et que ça s'infiltre sous ma peau endolorie et aguerrie. Je veux déconstruire la trame de tous les trucs préétablis et mettre des grands coups de pieds dedans. Je veux que tout chancelle en permanence et que rien ne soit acquis. Je veux me mettre à vif et dans l'instant. Je veux de l'ascendant. Je veux être moche et conne. Je veux être mauvaise tout en étant la bonne. Je veux m'énerver, m'emporter, dire tout et son contraire, quand je veux, où je veux, comme je veux.
Je suis libre de tout ça sans qu'on me dise que j'ai l'air d'être de mauvaise humeur, d'avoir mes règles ou d'être un tantinet hystérique. J'ai un utérus qui me servira pas à procréer mais juste à prendre mon pied. je suis énervée, j'ai le droit de l'être et j'ai le droit de le dire sur tous les tons.
Butchy Fem
10 déc. 2008
Un chef d'oeuvre
Comme un légo, un morceau magnifique d'Alain Bashung, à te faire chialer, à te faire flipper mais quelle profondeur, quelle puissance du mot et cette voix sidérale. Je suis soufflée.
Allumez une clope et plongez vous dans ce texte splendide, non stop.
Pédée Sexuelle
Alors, quelle lesbienne êtes vous ?
Merci de reportez votre réponse dans le sondage ci-contre afin d'avoir un aperçu sociologique de nos lectrices ! Si vous êtes une homosexuelle qui s'ignore (hétéro quoi), imaginez ce que vous seriez comme lesbienne et n'hésitez pas à vous confier en nous laissent un commentaire si vous vivez mal votre hétérosexualité.
!! Faites le test du post précédent avant de lire les réponses, petites filoutes !!
Si vous avez un maximum de a :
Vous êtes du genre lesbienne organisée et pragmatique. Vous aimez le mouvement, l’aventure, et crapahuter en sueur jusqu’en haut de la colline. Vous n’aimez pas les fioritures et vous avez un canif multifonctions. On peut compter sur vous, vous aimez mettre la main à la pâte et vous êtes de celles que l’on appelle pour couper du bois, organiser un méchoui ou monter une toile de tente. Vous avez également développé une spiritualité simple et proche de la nature. Pour vous, ça roule dans l’action !! Mais prenez un peu votre temps pour souffler et passer des dimanches à glander !!
Si vous avez un maximum de b :
Vous êtes une gouine aimant le rock, le gros son et glandouiller avec des potes en buvant des binouzes et en matant des films de Russ Meyer. Avec vos Dock Martens, vous foutez un grand coup de pied dans les conventions et tirez un malin plaisir à troubler l’ordre moral. Vous désespérez votre mère et intimidez vos collègues. Vous n’aimez pas travailler et préférez de loin jouer à la Brute. Provocatrice au sex-appeal puissant, vous savez user de vos armes pour séduire l’élue de votre nuit. La vie de schmurtz vous effraie et vous n’avez jamais une thune. Mais votre bonheur est là dans cet équilibre précaire, sur le fil sensible de l’existence. Continuez à inventer votre vie !!
Si vous avez un maximum de c :
Vous êtes une homosexuelle posée et structurée. Vous avez besoin de stabilité dans votre vie. Votre couple est très important. Votre famille compte beaucoup et vous aimez passer vos week-ends chez vos parents. Vous avez une cuisine équipée, un labrador et un kangoo. Vous avez fait un coming-out discret et vous aimez passer inaperçue. Vous êtes attentive aux autres, optimiste et pleine de bonnes intentions. Sentimentale, vous avez rencontré votre âme sœur, et vous prévoyez de passer votre vie avec elle. Vous savez mener votre barque, c’est bien, la vie va, ainsi, tranquille. Peut-être qu’un brin de folie douce de temps à autre pimenterait un peu tout ça ??!!
Si vous avez un maximum de d :
Austère et mystérieuse, vous êtes bien souvent difficile à cerner. Vous avez du mal à vous faire des amies et vous avez une sexualité inexistante. Très dans l’intellect, vous niez vos émotions et cherchez à contrôler vos instincts. Vous avez entamé un travail analytique qui a duré 9 ans mais vous êtes toujours secrètement amoureuse de votre père. Votre froideur n’est que le reflet de vos souffrances intimes. Chanter est votre remède contre la dépression qui guette, et égaie votre quotidien. Un conseil : soyez plus ouverte aux autres, cherchez au fond de vous un peu de chaleur et donnez vous une chance de vivre, tout simplement
Pédée Sexuelle
9 déc. 2008
Le grand jeu pour réchauffer votre hiver !
Test : Découvrez quelle lesbienne sommeille en vous ?
1. Êtes-vous plutôt ?
a. Quechua et pataugas
b. Cuir et Sangles
c. Gilet de laine et mocassins
2. Vous êtes invité à manger, vous avez envie de :
a. Raclette et Gewurztraminer
b. Nouilles et bières
c. Poulet Tandoori et riz Basmati
3. Ce qui vous décevrait le plus chez votre nouvelle compagne ?
a. Qu’elle habite chez sa mère
b. Qu’elle ait un cocker
4. Quel votre courant spirituel ?
a. Le celticisme et autres farfadets
b. Le porno queer theorie
c. Diététique, feng Shui, et chakras ouverts
d. L’existentialisme post-socratien
5. Vous partez sur une île déserte, vous amenez :
a. 50 kg de pâtes, 10 boites de thon, du fromage et du vin
b. 30 petites brunes sexys et cochonnes (et des films de Jouvet)
d. Un CD du chant des Dauphins
6. Votre meilleure amie vous appelle en pleurs à cause de Sharon, vous lui dîtes :
a. « Plaques là cette blairotte, je suis bien mieux »
c. « Écoutes Jenny, ça va finir par s’arranger, vous êtes faite l’une pour l’autre »
d. « Tu es sûre que tu serais pas bipolaire ? »
7. Justement et vous, quelle est votre Juliette ?
a. Alice Pieszecki
c. Jodie Foster
d. Simone De Beauvoir
8. Vous aimeriez vivre :
a. Dans un camion Volkswagen
b. Dans un squatt de lesbiennes radicales
c. Dans une maison rupestre mais cosy
d. Dans un loft New cold design high Tech
9. Si vous étiez une chanson :
a. Je suis grognon ce matin d'Ani Di Franco
c. Porcherie de Catherine Lara
d. I love my caniche, de Jennifer Aniston
10. votre passion, c'est :
Comptabilisez vos lettres (maximum de a, de b...) et découvrez dans 2 jours votre profil intime.
Pédée Sexuelle
8 déc. 2008
100% pur beauf (garanti viande française)
C'est si fin, si subtil, on l'écouterait en boucle!! Dans le même style, y'a aussi bigard. Des deux, je sais pas lequel j'aurais le plus envie de latter à grands coups de tomates cloutées ou de cutters rouillés. Ce qui me désole le plus, c'est que ma mère et son copain adorent gerra et bigard et poussent même le vice jusqu'à payer pour les entendre en live... comment vous dire? comment exprimer à quel point ça me rend malade leur beauffitude? Tous leurs sketches sont un ramassis de propos sexistes, homophobes et vulgaires.
Il est fort probable qu'un certain nombre de joueurs de ping-pong soient fans des deux abrutis, mais je ne généraliserais pas... à coup sûr, la fan club doit compter aussi quelques banquiers, commerciaux, bouchers-charcutiers, cadres dynamiques et hommes politiques.... voire même quelques ecclésiastiques en soutane... et aussi quelques femmes décérébrées ou maso.
Bon ben demain j'arrête "rire et chansons" et je me rebranche sur "France culture"!
Butchy Fem
7 déc. 2008
No brain
« Nan, tu ne vas pas porter la table, les femmes, ici, elles ne portent pas les tables de ping-pong, tu vois, elles ne portent que les enfants. »
La semaine d’avant, au tennis de table, dégustation du beaujolais nouveau :
« Je t’en remet un petit coup, Vanessa ? ». Les autres pouffent comme des glandus. Je suis la seule fille.
Le même jour, au tennis de table, l’entraineur explique un geste de revers au gros rougeaud de service contre qui je m’entraîne :
« Ah oui, mais c’est le même geste que quand je m’masturbe chez moi, ça, je m’entrainerai à la maison !! »
Mon padre au téléphone :
« Oui, ta copine a eu l’air été étonnée d’entendre une voix d’homme. C’est vrai qu’il ne doit pas y avoir beaucoup d’hommes qui appellent chez vous ».
Il y a quelques semaines, à une fête d’anniversaire d’un soixantenaire :
« Ahh, celle-ci a du potentiel, si j’étais plus jeune, je ferais bien des affaires avec toi » me postillonna t’il dessus, avec son haleine fétide alcoolisé.
Des fois, c’est dur de ne pas être parfaitement radicale devant tant de conneries, de machisme et de beauferie incarnée. Bravo Messieurs, changez rien surtout !
Pédée Sexuelle
5 déc. 2008
4 déc. 2008
6 lustres et demi... plus tard...
Je viens de subir mon annif et aussi l'entrée dans l'hiver froid et sombre. Et moi, j'aime pas l'hiver, ça me déprime et j'ai qu'une envie : faire un max de grasses mat' et traînasser en vieux jogging mou tous les week-ends. Du coup, ma meuf me shoote au millepertuis et au magnésium. Je sais pas si c'est l'effet placebo mais ça a l'air de marcher un tantinet.
Bref, y'a pas qu'en hiver ou seulement depuis mon grand âge que je raffole de grasses mat' et que je suis victime du syndrome "encore, ma couette, encore!!".
Voilà maintenant 6 lustres 1/2 que je suis toujours en retard le matin, que je n'entends parfois même pas le réveil sonner, que je geins pour qu'on m'accorde 5 mn supplémentaires dans mon antre cotonneuse et chaude, que je rampe les yeux encore clos hors du lit pour gagner la salle de bains, que je n'ouvre un oeil qu'après 3 mn réglementaires de douche, que je ne dispose que de 15 mn pour passer de mon oreiller au volant de ma caisse, que je rugis après la première personne qui a le malheur de m'adresser la parole...
Me confier de grandes missions le matin relève de l'inconscience. Je suis a peu près au top de mon éveil aux alentours de 11h30. La tête dans le cul me fait faire des trucs assez hallucinants, voire franchement ridicules. Je me suis toujours demandée si je n'étais pas atteinte d'une maladie génétique où si je n'avais pas été piquée, dès la naissance, par la mouche tsé-tsé.
Voilà comment un matin j'ai parcouru 100 bornes avant de réaliser que j'avais pris l'autoroute dans le mauvais sens. Voilà comment, un autre matin, après m'être habillée en hâte avec mes fringues roulées en boule, j'ai réalisé une fois arrivée au taf que ma culotte crade de la veille était coincée dans le bas de mon pantalon. J'ai également failli louper mon entrée en formation pour être arrivée à l'oral juste après la fermeture des portes. Et je suis arrivée avec 1 heure de retard pour mon premier jour de taf où j'avais rendez-vous avec la grande chef sioux dans le bureau oval. Quand mes amis m'invitent et souhaitent me voir débouler à 20h, ils m'annoncent 19h parce qu'ils ont bien saisi le travers de la bestiole. Peu importe l'enjeu, je suis TOUJOURS en retard. Voilà comment ma fatigue-molesse-flemme-tête dans le cul chronique me discrédite et me porte préjudice.
Je pense que c'est au delà de ça en fait, c'est un comportement systématique et sûrement symptomatique... mais de quoi? j'aime me faire attendre, désirer, repérer?
En plus de ça, je suis un peu dans ma "galaxie", c'est pas pour rien que ma madre me surnomme "l'évaporée". J'ai bien conscience que je plane parfois à 15000 mais bon ben ça fait mon charme aussi!
J'ai 6 lustres 1/2 et j'aurai quelques lustres de retard... m'attendez pas, m'en voulez pas, commencez sans moi!!
1 lustre = 5 ans
Butchy Fem
3 déc. 2008
Shopping de Noël !!
Moi, j'en ai un t-shirt Calas, et je fais trop ma frime avec !! C'est écrit "Pédée" dessus, en rouge !! la grande classe !!
Pédée Sexuelle
Cliquez sur le fly pour voir les détails (horaires...)
2 déc. 2008
"Bosse" de Lavilliers
Moi je m'en vais écrire 10 lettres de motivation, que je n'ai plus, mais bon, on va faire comme si...
Au taf les feignasses !!
Pédée Sexuelle
1 déc. 2008
Happy Birthday Butchy !!
Pédée Sexuelle
27 nov. 2008
Lover Transit
J’en ai pris des bateaux, des trains, traversé des villes et des pays. J’ai parlé à des gens dans des langues étranges et mélodiques, mangé des bureks et bu de la tsoica, transité dans des endroits hostiles où ta peau frémit sous les regards, et d’autres où ton émoi éclot et fleurit de l’instant et des gens. Il y a des endroits qui nous construisent. Comme St Nazaire.
J’ai flâné sur les plages et senti mon corps chaud au soleil estival. J’ai aimé le sel dans mes cheveux et sur tes lèvres aussi.
Après 4 années, je suis repartie de St Nazaire, mon cœur amoureux, vers Elle. Il faisait très beau ce matin là et j’avais le cœur gros. Je suis retournée à la gare avec mon sac à dos et mon accordéon. J’ai regardé une fois encore ce bateau surréaliste qui dépasse de la ville, là-bas, au bout des rails, comme une promesse de voyage.
Je suis montée dans le train, un billet retour dans la tête.
25 nov. 2008
La pub la plus misogyne de l'année
Allez, parce que c'est dans la thématique de la semaine...
Traduction du slogan:
Mercator: assurance tous risques
Parce que votre femme aussi utilise la voiture.
Baby Dyke
24 nov. 2008
Petites couilles et grosses voitures

Tout le monde a un exemple de la sorte, c’est extrêmement commun bien que terriblement navrant. Personnellement, je n’ai jamais vu une femme dans cette attitude agressive, aussi conne dans sa bagnole. Non pas que les voitures ne créent pas une modification du comportement chez les femmes, si si, mais elles ne semblent pas compenser…quoi au juste ? Petite quequette ? Petit cerveau ? Manque de virilité ? Célibat et frustration sexuelle ? Complexe d’Oedipe mal digéré ? Dérèglement du taux de testostérone ? Tout ce que je sais en tous les cas, c’est que ça crée réellement un manque d’intelligence.
La bagnole, c’est vraiment un truc de con. Cet objet a une telle importance sociale que ça en est parfaitement ridicule. En quoi ta voiture reflète t’elle ta valeur humaine ? La voiture réconforte socialement, flatte ton ego, est une arme de séduction, est symbole de pouvoir et de richesse. Autant chez la femme que chez l’homme. Une jeune fille de 19 ans, que je connais, a une R5, offerte par ses parents pour qu’elle puisse être autonome. Et bien, elle ne s’en sert pas, par honte de son véhicule.
Quentin Tarantino a parfaitement joué de tout ça dans son film Death Proof (Boulevard de la Mort), c’est drôle, fin et ça se mange sans faim. Un vrai film féministe ! 4 bombes, de vraies pouffes, parlant maquillage, coiffure, mecs et BAGNOLES, affrontent la caricature de l’homme au volant : décérébré , macho et viril au possible. Je ne vous raconterai pas la fin jubilatoire de ce chef d’œuvre vintage et burlesque, mais juste que j’aurais bien aimé que cette femme à la twingo soit une héroïne tarantinesque, et qu’elle castre alors, symboliquement, bien évidemment, le primate misogyne à petite quéquette qui lui a gueulé dessus, ce matin-là, au feu rouge.
Pédée Sexuelle
21 nov. 2008
Burn-out
Chaque lycée a son prof excentrique. Il en va de l’équilibre d’un établissement et du bien-être des élèves qui ont ainsi tout un stock de sujets de conversations pour remplir les longs moments de leur longue semaine. Pas d'exception, bien sûr, pour le lycée où je travaille, qui a la chance de compter parmi son personnel une excentrique de très grande qualité. Nous lui donnerons ici, pour plus de commodité, le joli et très original pseudo de « P. ». P. est prof de français-histoire-géo-philo et allemand bien qu’il ne soit pas prévu que cet enseignement soit dispensé au lycée.
P. est une passionnée, une mystique même. Elle fait partie de ces profs qui ne donnent pas deux fois le même cours et produit donc des séquences pédagogiques qui intéressent tellement les élèves qu’ils finissent invariablement par organiser un concours de cri d'animaux ou un tournoi de tir de boulettes de papier pour montrer à quel point ils en sont satisfaits.
Si le prof excentrique est une bonne chose pour les élèves, il n’en est pas de même pour les autres enseignants. Un tel collègue contribue grandement à la détérioration des conditions de travail. En effet, P. donne ses cours en salle de classe... mais aussi en salle des profs. Les autres professeurs, pendant la pause, sont tranquillement assis, occupés à siroter leur café et à rire des plaisanteries faciles de chacun. Malheureusement, P. vient à chaque fois briser ce doux moment quand elle ouvre avec fracas la porte et lance, d’une voix suraiguë et nasillarde un « Bon » à la cantonade qui signifie qu’elle s’apprête à expliquer comment elle a développé aux secondes l’auto-référentialité dans l’œuvre de Montaigne ou l’expérience de l’historicité de la philosophie de Heidegger aux élèves de Terminale. Les visages alors se figent, les mains se crispent autour des gobelets, chacun fait semblant de ne pas avoir entendu, certains émettent un bref rire nerveux et tous courbent l’échine en attendant que l’orage passe.
Certaines semaines, c’est pire. Oui, certaines semaines, P. prend un de ses cours au hasard et décide de nous faire bénéficier de celui-ci, de sa genèse à sa réalisation. Ainsi, la semaine dernière, elle a conçu l’idée incongrue d’enseigner «Le roi des Aulnes » de Goethe en allemand aux élèves de 4ème. Il faut rappeler que cette classe est composée de 16 élèves plus ou moins scolairement égarés. Parmi ceux-ci, 12 ne lisent pas couramment le français, 8 placent le Brésil en Afrique et 3 ne savent pas dire « bleu » en anglais.
Pour moi, qui suis moins ambitieuse que P., un texte de Goethe en allemand n'est pas une bonne idée. Je suis donc plutôt agacée quand elle explique avec force détails comment lui est venue l’illumination de l’idée de ce cours, quand elle narre de façon précise toutes les recherches engagées pour le réaliser et qu’elle évoque les multiples objectifs pédagogiques qui le sous-tendent.
Le vendredi, je n’y tiens plus. La semaine a été difficile, je suis fatiguée et je voudrais rentrer. Bien que peu ambitieuse, j’essaie d’être rigoureuse et avant de m’en aller je remplis mes cahiers de texte de la journée. Je suis dans la salle des profs, seule, d’abord. P. entre. Elle vient de donner son cours sur « Le roi des Aulnes ». Alors que j’essaie de réunir mes dernières capacités de concentration pour remplir ce maudit cahier de texte, elle se met à raconter (d’une voix suraiguë et nasillarde) à quel point les élèves étaient intéressés. Elle ne se tait plus. Je me mets à écrire au rythme d’un mot à la minute puis, tout se brouille. A ce moment-là, j’hésite. Je ne sais pas si je dois me lever et danser la gigue au milieu de la pièce pour créer la surprise et ainsi la faire se taire (tout en évacuant la tension nerveuse qui s’accumule à grande vitesse dans mon corps) ou lui planter le cahier de texte, de façon violente mais précise, entre les dents, pour tenter d’atténuer le son de cette insupportable voix. Mais je n’arrive pas à me décider. Je viens d’avoir une vision cauchemardesque, je vois P. au milieu d’élèves enragés, échevelée, qui clame Le roi des Aulnes en allemand : « Wer reitet so spät durch Nacht un Wind ?/Es ist der Vater mit seinem Kind... ». Je suis au bord du burn-out, il me faut partir sur le champ avant de craquer. Je décide de remplir le cahier de texte un autre jour, tant pis, ma santé mentale prime. Je ramasse rapidement mes affaires. P. n’entend pas le « bon week-end » que je lui souhaite et encore moins le crissement de mes pneus sur l’asphalte. Dans la salle des profs vide, elle continue de répéter les vers de « Le roi des Aulnes ». Dans la voiture, je me dis qu’il faudrait un jour que quelqu’un l’arrête avant qu’elle ne décide de lire aux élèves « La critique de la raison pure » en serbo-croate ou tout Proust en tamasheq. Je suis assez tolérante vis-à-vis des excentriques mais là quand même, il y a des limites.
Baby Dyke
Petit lexique BDSM
SM ou SADOMASOCHISME :
Pratique à caractère érotique ou sexuel impliquant des rapports de domination et de soumission dans lesquels la douleur physique et/ou psychologique est érotisée.
Dans les années 70 aux Etats-Unis, des groupes de réflexion et d’information (The Society of Janus, The Eulenspiegel Society) souhaitant rompre avec la connotation pathologique et négative du sadomasochisme, adoptent le terme de BDSM (Bondage/Discipline, Domination/ Soumission, Sadisme/ Masochisme) pour définir des pratiques dont les règles sont : consentement, exclusion de toute exploitation, sécurité.
Le BDSM, qui réclame une grande sincérité vis à vis de ses fantasmes, est un lieu privilégié de connaissance de soi et des autres. Parce qu’il autorise tous les scénarios, pourvu qu’ils ne mettent pas en danger, il est souvent vécu comme libératoire et équilibrant.
Si le BDSM repose également sur l’interaction dominant/dominé par des jeux de pouvoir, il fait surtout référence à des représentations, ce pourquoi il convoque le « jeu » avec énonciation, une forme de théâtralité et de ritualisation, des costumes et des accessoires.
FETICHISME :
Fixation à caractère érotique sur une partie du corps (pied, cheveux…), une particularité corporelle (odeur, malformation…), un prolongement du corps (chaussure, vêtement…), un objet ou un matériau (latex, cuir…). Le plaisir se déplace de la personne à l’objet, à ce qu’elle ou il représente. Le fétichisme est partie intégrante des pratiques sadomasochistes : scénarisé, mis en valeur, le fétiche polarise le désir et le fantasme.
CONSENTEMENT :
L’exploration des fantasmes les plus enfouis nécessite confiance, tolérance et respect mutuels. Chaque partenaire signifie clairement en amont et pendant le jeu ses attentes et ses limites. Le jeu s’élabore autour de règles élémentaires : protection (le maître ou la maîtresse veille à la sécurité du partenaire et le lui fait savoir), bien-être psychologique (toute forme de jugement est exclue au profit du plaisir), compréhension des désirs, des appréhensions et du refus.
NEGOCIATION et CONTRAT :
La négociation s’effectue avant le jeu ; moment de dialogue direct et sincère, il permet à chacun/e d’exprimer ses attentes et ses limites. Un mot ou geste de sécurité est choisi pour signifier l’arrêt immédiat du jeu.
Le contrat est souvent tacite, lorsque les partenaires se connaissent ou lorsqu’ils pratiquent régulièrement. Celui-ci n’a aucune valeur légale : il relève d’une forme de ritualisation qui établit la définition et l’acceptation des rôles, limites, obligations, interdictions, punitions, conditions de prêt, etc. La formulation du contrat est en soi déjà un moment érotique fort.
BONDAGE :
Techniques d’immobilisation d’un corps ou d’une partie du corps, le plus souvent à l’aide de cordes. L’entrave peut être simple ou complexe, la disposition des liens et noeuds étant à la fois érotique et esthétique. Le bondage, qui réclame concentration et savoir faire, provoque chez la personne attachée des sensations uniques de flottement et de bien-être. Au Japon, il est considéré comme un art.
DOULEUR :
Vecteur physique et psychologique de jouissance dans la relation SM consensuelle. Abandon, perte de repères, dépassement des limites personnelles, la douleur subie volontairement permet de s’abstraire de la réalité parfois même d’atteindre des états de conscience altérée (voir la séance de SM chamanique dans The Paingame). Si le facteur psychologique est prépondérant dans l’association douleur/plaisir, essentiellement en fonction de l’histoire personnelle, elle s’explique également physiologiquement et chimiquement : sous l’effet de la douleur, le rythme cardiaque s’accélère augmentant la pression sanguine et la sensibilité, et le corps produit des sécrétions dont l’effet est proche de la morphine.
(Petit lexique tiré du programme d'Emmetrop)
Butchy Fem
20 nov. 2008
Art et sexisme

18 nov. 2008
les Gouines du Berry

17 nov. 2008
Découvrez Krazy Baldhead!
Une super découverte en avant première de Yo Majesty ! : Krazy Baldhead. Ça déménage, c'est dément !
Pédée Sexuelle
15 nov. 2008
Commençons :
Butch (prononcez BEUTCH si vous êtes de New-York ou BOUTCH si vous êtes de Rennes) : lesbienne que l’on remarque de loin, tant par son attitude désinvolte que par sa démarche assurée et gaillarde. La butch, contrairement aux apparences, n’aime pas forcément faire ta vidange, réparer tes chiottes et couper ton bois. Sous son apparence rude et forte se cache parfois un être supra-sensible, parfaitement névrosée, fragile comme une renoncule des prairies. Elle aime écouter de la musique forte, comme les Peaches, en sautillant très légèrement du bout du pied mais pas plus. Elle a le cheveu court, rebelle, en pic, en brosse, ou en live.
Fem (prononcez Fème peu importe où vous êtes) : la Fem est un joli spécimen de lesbienne, au minois légèrement grimé, à la lèvre couleur framboise et au cheveu plus ou moins long mais peigné. Elle arbore un air doux et tendre, ce qui est parfois trompeur, croyez en mon expérience. Sa garde-robe est digne d’une friperie vintage de Barbès-Clignancourt d’où la grande difficulté que rencontre la Fem qui doit se vêtir pour aller à une soirée des Chattes Hurlantes par exemple. La Fem aime aussi écouter de la musique forte, comme les Peaches, mais en ondulant du bassin, en bougeant les épaules, la tête, les pieds, les cheveux. En règle général, les butchs et les Fems s'entendent bien et peuvent même, parfois, s'acoquiner.
Dyke : n’est surtout pas une lame de roche magmatique infiltré dans une fissure de l’encaissant. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Dyke). Non, une dyke est juste une gouine au pays des Ricaines tout comme faggot, rien à voir avec les petits tas de bois, non, est un PD aux States. Par exemple, mon pseudo, en américain, donne Sexual Faggot (avec l’accent s’il vous plaît !). La classe, nan ? Une baby dyke est donc une novice dans l'art sapphique. D'ailleurs, il serait peut-être pertinent de revoir un peu nos pseudos désuets.
Trans FtM : Transexuel Female to male. Les transsexuels sont des personnes qui ont la conviction qu'ils sont du genre sexuel opposé à celui de leurs organes sexuels externes. Une femme qui souhaiterait devenir un mec quoi. Bon, je ne vais pas m’étendre sur le sujet, car j’ai jamais rencontré de trans, alors je vous dirige le blog d'Existrans et vous laisse fouiller la toile pour en savoir plus. Sinon, à voir le film Transamérica.
http://www.existrans.org/
Les Chattes Hurlantes : Association rennaise de très grande utilité publique, non-mixte, qui propose enfin des soirées organisées par des gouines pour des gouines ou pour des femmes qui savent pas encore qu’elles sont gouines ! Vous pouvez y développer de nombreux talents cachés : serveuse de bar, réalisatrice de sandwichs, actrice de fun-porno, déboucheuse de chiottes, star de l’interview, danseuse de break-danse…
http://chatteshurlantes.free.fr/
sextoy : Comme son nom l’indique, le sextoy est utilisé en règle général pour se faire du bien entre bonnes copines, passer des soirées sympas et conviviales et s’amuser comme des petites folles. Si tu aimes les dauphins coquins ou les canards salaces, les bites en latex bien longues ou les menottes en moumoutte rouge, les cravaches ou les godes-ceintures, c’est que tu es joueuse, curieuse et que tu peux inviter les Gouinettes pas toujours poltronnes à manger un samedi soir.
Cette liste est non-exhaustive et n'hésitez pas à me faire part de vos ignorances afin que je vous éclaire et enrichisse votre vocabulaire transpédégouine pour papoter avec votre coiffeuse ou votre factrice.
Sexual Faggot
13 nov. 2008
Toutes à Nantes demain soir!
Si, à cause des chattes hurlantes, vous êtes devenues addicts des soirées de filles, il faut aller à Nantes demain, vendredi 14 novembre, au Code Bar, 5 rue J.J.Rousseau pour la soirée "HEROINES" organisée par OESTROGEN. L'ambiance devrait être chaude sur une musique électro-pop, électro-rock.
Baby Dyke
7 nov. 2008
PQ et dragées Fuca
Vous vous dites qu'un truc pareil ne peut PAS arriver... ben si si, à moi ça arrive sans problème.
Toute ressemblance avec des personnages réels ne serait pas du tout fortuite!!
6 nov. 2008
Black and Dyke and Pride !!
YO MAJESTY à l'UBU mardi soir à Rennes..Faut y aller !! Moi j'y serai sans faute !!
Pédée Sexuelle
Agissons !
http://blondbizar.20six.fr/
Pédée Sexuelle
4 nov. 2008
3 nov. 2008
1 nov. 2008
Je perds tout
Quand j'étais petite, mes parents, déjà lestés d'un encombrant chapelet d'enfants, m'ont perdue. Ils m'ont oubliée, un soir, dans un restaurant où nous venions de dîner. Je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas suivre ce jour-là mon imposante fratrie, toujours est-il que je me suis retrouvée dans la cuisine du restaurant où une employée m'avait recueillie, en attendant, m'assura-t-elle, que mes parents viennent me chercher. Je me souviens avoir été fascinée par le va-et-vient affairé des serveurs et des cuisiniers et je m'imaginais déjà grandir dans cette atmosphère vivifiante et passionnante bien que malodorante, adoptée par toute cette bande d'adultes tous aussi chaleureux les uns que les autres. Malheureusement mes parents, qu'un éclair de conscience avait sans doute traversés, sont venus briser ce fantasme en revenant me chercher là où ils m'avaient malencontreusement abandonnée.
Je n'ai jamais perdu d'enfant nulle part et le fait que je n'en aie pas doit sûrement aider à l'affaire, par contre je perds à peu près tout ce que je possède, ou je crois le perdre. Parfois, je retrouve mes affaires mais parfois pas. J'ai par exemple perdu:
ma carte vitale
ma carte d'identité
mon passeport (j'ai reçu un courrier des objets trouvés me demandant de venir le chercher alors que j'ignorais même l'avoir perdu)
mon lecteur MP3 acheté environ 100 € en parfait état de marche (mais là j'ai une excuse, j'étais tombée in love 3 jours avant)
toutes les notes d'un trimestre pour une classe (là, c'est ce qu'on appelle 'chier dans la colle' parce que ça le fait quand même moyen devant les élèves, les collègues, la direction et accessoirement les parents)
une garde-robe quasi complète (j'oublie mes vêtements chez les gens en général quand ils m'hébergent)
...
Et je vous fais grâce de la liste de tous les objets que je crois quotidiennement avoir égarés alors qu'ils n'ont pas bougé de leur place habituelle. C'est juste un inexplicable et momentané aveuglement qui m'empêche de les voir.
La vérité, c'est que tout cela à un sens, je viens de le comprendre en écrivant ce post: si je perds tout, c'est que je répète une scène originelle. J'attends sans doute ainsi que mon fantasme d'enfant de Rémi sans famille, libre et débarrassée des contingences parentales, adulée par l'équipe entière d'un restaurant bon marché, se réalise encore. CQFD. J'espère que la révélation provoquée par ce blog me permettra de me défaire de ce gênant travers, car ma vie est un enfer, je ne vous dis que ça.
Baby Dyke
PS: Si vous aussi vous êtes atteint de la perdiite aigüe ou que, comme moi, vous avez égaré quelque chose qui vous a foutu la honte au travail ou ailleurs, n'hésitez pas à le partager, je me sentirais moins seule...
31 oct. 2008
de l'intrusion du téléphone !
Puis, pour lui parler, j'ai jugé plus judicieux de m'isoler dans la cuisine, située près de la salle de tournage, pour être tranquille et reprendre mes esprits.
Bien sûr, dans la série " mes copines sont vraiment des quiches", cette fois-ci, Baby Dyke a eu la bonne idée de remettre en marche la bande-son du film, qui était à donf sur la chaîne HI-FI. Tout à coup, au milieu de la conversation avec ma mère, qui me demandait si je m'alimentais bien et si je mangais des crudités, a retenti la voix chaudasse du porno et bien sûr, a résonné dans le combiné du téléphone, l'orgasme du genou d'à côté. "Heu, oui oui, maman, je mange des carottes et des betteraves, ne t'inquiète pas pour moi, tout va bien !". J'ai eu le temps tout de même de me ruer sur la porte de la cuisine en plaquant le combiné contre moi, et de la fermer violemment, histoire de bien faire comprendre aux deux quiches d'à côté mon énervement.
Ma mère m'a alors demandé ce qu'il se passait, si la communication avait coupé, ce que j'ai confirmé, bien évidemment !
Pédée Sexuelle
le 1er porno des gouinettes
Dans le rôle du genou et du pied, enfin de la jambe droite quoi : Butchy Fem
Dans le rôle de la main et du martinet : Pédée Sexuelle
A la caméra : Baby Dyke
Ps : on espère qu'on ne volera pas la vedette à Emilie JOUVET au porn film fest de Berlin l'an prochain avec notre sulfureux porno du genou!!
Les gouinettes poltronnes
29 oct. 2008
Résultat des courses
Certaines aiment qu’on leur caresse le genou (3%) ; cette action hautement érotique les plonge alors dans un état de lubricité avancé, elles se déchaînent et le genou rouge et humide, qui se contorsionne de désir, elles n’attendent plus qu’un assaut vers leur partie la plus intime pour se livrer et s’abandonner totalement. Si, simultanément, vous leur touchez les deux genoux et la zone clitoridienne, elles deviennent alors parfaitement amoureuses de vous. Méfiez vous donc si c’est juste pour baiser un soir.
Une femme, oui, une seule, solitaire face à la norme érogénéisée (1%), avoue aimer qu’on lui titille le coude, qu’on lui asticote la pliure, qu’on lui branle sauvagement l’articulation, qu’on lui léchouille l’os jusqu’à l’orgasme articulaire et à l’éjaculation d’huile de coude. Le meilleur remède contre l’arthrite, eh oui, Mesdames !
Ensuite, il y a celles qui raffolent du suçotage d’orteils, d’oreilles et de doigts, du cunnilingus plantaire, de la caresse bucco-auditive, du machouillage de lobes et de la fellation phallangique. Je l’avoue, je suis un peu de celles-ci : j’ai l’oreille sensible et le doigt aguicheur.
Puis, là, bonheur suprême, 12% reconnaissent être UN corps ENTIER érogène. Leur faire la bise devient carrément obscène, les bousculer dans un concert risque de les mener à un orgasme volcanique, leur faire du pied au resto et les voilà, miaulant, mouillant, se tortillant, telle une pute moscovite en manque de clientèle. Un rdv chez le coiffeur est synonyme de partie de jambes en l'air assurée, et elles ne peuvent pas se rendre chez le gynéco tant cette séance médicale, parfaitement désagréable pour le commun des mortelles, devient pour celles, au corps tant à fleur de peau, une messe orgasmique, un sabbat pornographique, dont je ne peux malheureusement pas, ici, dans ces lignes, vous relater la paillardise et la salacité. Il y a des âmes prudes parmi nous. Bref, leur vie est fantastique d’un point de vie sexuel mais difficile d’un point de vue social.
Enfin, il y a nous. Qui aimons le museau joueur de notre compagne mordillant notre nuque, baisouillant notre cou, griffant notre dos, malaxant nos seins, tripatouillant notre corps en émoi, léchant notre bouche et suçant notre langue. Là où je suis en désaccord, c'est pour le ventre. je n’aime pas trop qu’on me le tripote le ventre, ça ne me fait rien du tout, autant faire un Scrabble.
Par contre, 19% disent avoir d’autres zones érogènes que celles soulevées dans le sondage et malheureusement pour nous, dans leur grande timidité, ces personnes ne nous ont pas confiés leur particularité coquine. Allez, quoi, videz vos besaces et partagez avec nous vos expériences. Ça ne sera jamais pire que le genou, quoi !!!
En direct de l’Institut de Veille Érotique,
Pédée Sexuelle
28 oct. 2008
Pour musicaliser votre journée !
C'est parti Simone ! Le 1er morceau s'appelle Papirosn, c'est un morceau traditionnel Klezmer et le suivant s'appelle Changement D'heure, c'est une petite compo pédéesque.
Non, je n'ai pas les cheveux rouges et je ne bois que très rarement du pastis. Oui, j'aime la musette mais aussi la bourrée et les horos balkaniques.
Pédée Sexuelle
27 oct. 2008
Héhé!
Butchy Fem
Je casse tout
Pas tout bien entendu, c'est une exagération. Mais quand même, je casse pas mal de choses, surtout quand elles m'ont coûté cher et que j'y tiens. Par exemple, en un semi vol plané consécutif à un trébuchement lui-même postérieur à une prise de pieds dans un câble électrique qui traînait dans mon salon, j'ai fait tomber mon pc portable dont l'écran s'est fendu en 4. Un autre jour, j'ai laissé choir mon appareil photo et après quelques soubresauts, il a fini par rendre l'âme. Mon épilateur m'a, il y a peu, échappé des mains et il n'a plus jamais fait entendre son torturant roulis. (D'ailleurs je n'en ai pas racheté d'autre, ce qui fait que je dois emprunter celui de ma meuf que je ne vois quand même pas si souvent, et moi qui pendant mes longues années de célibat était épilée au milli-poil, je me retrouve maintenant la plupart du temps avec des jambes de femme des bois...) Il m'est aussi arrivé de casser ma voiture (une fois seulement mais suffisamment marquante, parce que j'ai bien failli me casser dans le même mouvement).
Le dernier truc que j'ai cassé, c'était dans un supermarché, un soir, un peu avant la fermeture. Je tenais dans la main un pack de bières et sans que je comprenne comment, les bières se sont retrouvées par terre, répandant sur le sol leur précieux liquide. Cette semaine-là, j'avais déjà dû faire le deuil de mon épilateur et je n'avais, pour d'autres raisons, pas trop le moral. Quand je suis allée trouver une employée pour lui avouer mon forfait, elle a d'abord fait: « Ah non hein, pas à cette heure-ci! » puis devant mon air dépité elle m'a gentiment dit que ce n'était pas très grave. Et heureusement, parce qu'un peu plus je me mettais à pleurer devant elle comme une gamine prise en faute. J'ai quand même lâché une larme un peu plus tard au rayon des céréales, et de mes yeux brouillés je ne parvenais plus à identifier la boîte de Weetabix que je cherchais.
Ça me perturbe de tout casser comme ça. Dans les grandes énigmes de mes névroses, celle-là, au cours de ma psychanalyse, est à peu près restée intacte. Je regarde des fois les gens et je me demande comment ils tiennent les choses pour qu'elles ne tombent pas. C'est un grand mystère pour moi parce qu'on dirait que les objets glissent sans raison de mes petits doigts par ailleurs très agiles. Les choses sont dans mes mains et l'instant d'après elles sont sur le sol, fendues en leur milieu, abîmées, bonnes au rebut. Ça me laisse souvent pantoise et il m'arrive de contempler les deux morceaux d'une assiette brisée pendant un long moment.
Je casse tout et je ne m'y fais pas.
Je me demande parfois si cela a un lien avec le fait que je perde tout. Parce que oui, j'ai aussi l'immense chance d'être dotée de cette caractéristique intéressante: je perds tout. Je vous en parlerai un autre jour si d'ici là je ne casse pas le clavier qui me permets de vous écrire...
Baby Dyke
Où es tu ?
Recherche désespérèment Samiah l'algérienne, qui doit être normalement en France et qui ne donne pas de nouvelles, alors ça m'inquiéte quoi !!
Samiah, appelles moi ou envoies un mail !!
Pédée Sexuelle
Pédée mal boutiquée !
Ces deux dernières semaines, je me suis quand même fait opérer, fais des cartons, déménagé, fait 1200 kms en deux jours, remis un appart à neuf (peinture, ponçage, ménage..), régler des papiers de déménagement, fait un état des lieux, refait 500 kms. Tout ça avec un seul oeil ! Alors là, je flotte dans une fatigue écrasante. Hier dimanche, j'ai pas réussi à me lever de la journée, c'était doux sous la couette, dans le noir, à dormir dans un coltar réparateur.
Et ce matin, j'ai encore envie de dormir. J'ai l'oeil merdique avec ces fils qui m'arrachent toujours la rétine !
Pff, je vieillis aussi peut-être. Je ne supporte pas cet état. Ça m'angoisse. Merde.
Pédée Sexuelle
20 oct. 2008
lia fail
http://www.myspace.com/liafail
Bon, faites gaffe, c'est hardcore!
c'est une groupe métal de meufs, à vous de voir...
Butchy Fem
18 oct. 2008
TALAMM !!
J'avais dit que je vous montrerai le meuble de cuisine que j'avais commencé à restaurer pendant mes vacances et qui a poireauté 5 ans dans mon garage avant que je m'y mette. Donc le voici. Je peux pas vous faire le coup du "avant-après" parce que j'ai pas pensé à le prendre en photo avant. Il est bleu, il est kitsch et je le kiffe!!
Butchy bricolo
l'âge et le temps
http://media2.radiofrance-podcast.net/podcast/16496-17.10.2008-ITEMA_20150482-0.mp3
Butchy Fem
16 oct. 2008
Ma came du moment

Butchy
"daisies, cats and spacemen"
Mais bordel, c'est quoi ce bordel ?
- les banques, ces pauvres banques, elles souffrent tant et perdent tellement d'argent, c'est affreux, les pôvres actionnaires qui jouent avec les thunes accumulés durement par le pôvre travailleur, c'est vraiment dur quand même.
- l'Etat qui, tout à coup, trouve des milliards pour sauver les banques mais par contre, n'en trouve pas pour sauver les pauvres, les précaires, les chômeurs, les malades, les sans-papiers et qui réduit les budgets attribués à l'enseignement, à la recherche , au social, mais par contre ça augmente quand même pour la sécurité, bienvenue chez Big Brother ! Des keufs des keufs et des flash-balls.
- Aussi, je parlerais bien de la marseillaise, cet hymne honteux d'une démocratie amochée par une politique du plus fort pour le plus fort, faisant la chasse à l'homme, faisant la chasse au pauvre, le Peuple, quel peuple ? oui, j'ai honte de cet hymne archaïque, parlant de sang impur abreuvant nos sillons, d'étendard sanglant, de "Quoi ces cohortes étrangères!Feraient la loi dans nos foyers!"...eh oui, nous y sommes, en plein dedans, La Marseillaise, le dernier tube d'Edvige, produit par Sarkoflic.
Mais ne serait ce pas une atteinte à la liberté d'expression que de punir car on conteste l'hymne national ? Demain, on sera emprisonné car on aura dit du mal du gouvernement ? A quoi va servir Edvige d'après vous ?
Bref, j'aurais bien écrit sur tout ça mais j'ai toujours une vision réduite, et l'écran d'ordi, ça m'agresse trop, mais putain, je bouillonne sévère de ce qu'il se passe. Surtout, ne vous plantez pas aux prochaines élections, votez pas facho.
Pédée Sexuelle
Mais qui se cache derrière Pédée Sexuelle ?
http://golmuto.labrute.fr/
Pédée Sexuelle alias Golmuto
14 oct. 2008
Même pas eu mal mais tellement peur !!
Pédée Sexuelle en direct de dessous la couette
P.S : j'ai même reçu un SMS de Baby Dyke, comme quoi ça a du bon aussi d'aller à l'hosto !!
13 oct. 2008
la meuf aux yeux bandés
On l'aime, on l'embrasse!!
Butchy
Misskich
http://misskich.labrute.fr
Butchy Kich
12 oct. 2008
Post again
Au mois d'août, je faisais l'amour dans le pré et la sieste sous le noyer. Je pensais, entre autres choses, aux posts que j'allais écrire. J'avais d'ailleurs un titre: J.O. de Pékin : Tribadisme: les athlètes ont joué les prolongations. Oui, parce qu'un peu plus tôt dans l'été j'avais cédé à la lâche activité de mater les JO à la télé (« quoi?!! regarder la télé l'été! Et les JO en plus! » Je vous entends d'ici, ça va, j'ai assez mauvaise conscience comme ça). J'ai regardé un peu les JO donc (il pleuvait et j'étais chez mes parents...) surtout les sports de lutte : judo, escrime etc. Je ne sais pas ce qui m'attire dans tout ça mais le fait est que le basket m'ennuie, les courses hippiques m'assomment et je trouve le tir à l'arc assez soporifique. J'ai du coup eu l'idée d'un post façon reportage sportif sur un match de tribadisme parce qu'il m'est apparu un jour, après une séance de ladite activité, que ça sonnait comme un nom de sport entre athlétisme et triathlon. Ce match mettait en scène une athlète américaine et une athlète hongroise et se terminait par la défaite de l'une que l'autre menait victorieusement à l'orgasme.
Je n'ai jamais écrit ce post. A la place, j'ai écrit un poème de 6 lignes que vous avez dû lire en 3 secondes, dont je suis très fière et que je vous invite à relire.
Début septembre, j'ai repris le travail et j'ai écrit un texte resté inachevé sur une butchinette fraîchement débarquée dans ma classe.
Puis, au moment où Pédée Sexuelle mettait fin à ses incessants voyages et décidait de déménager au pays de l'amour, je pris le relais et me mis à faire des allers-retours à l'autre bout de la France. Je suis passée des week-ends de glandouillage total et des soirées amorphes devant mon écran au compte-à-rebours virevoltant et heureux des moments passés avec ma copine.
Ce week-end, j'ai vu mon père, 4 de mes frères et soeurs et divers neveux. Parmi eux, aucun ne connaît ma vie secrète de gouine cachée, ce qui commence quand même à m'angoisser un peu. Ce soir, après une discussion animée avec Butchy Fem sur l'amour, la vie, le blog, je me suis dit que je pourrais aussi écrire des posts sur ma difficulté à faire mon coming-out, ça me ferait du bien et je me sentirais moins seule.
Tout ça pour vous dire que j'ai des idées, même si j'en ai moins que les autres gouinettes, que j'ai parfois envie d'écrire mais moins le temps qu'avant et que ce soir, je m'offre le luxe rare, comme pour rattraper le temps perdu, d'écrire en un seul post, tous les textes mort-nés de ces deux mois passés.
Baby Dyke
les gouinettes gazelles?
Butchy Fem
AarRGhHHhhHH !!!
Pensez à moi demain matin, je vais avoir besoin de soutien....
Pédée Sexuelle
Dykes ' s Breizh

Pédée Sexuelle
10 oct. 2008
Let's dance !

Pédée Sexuelle
8 oct. 2008
"Veuillez ne pas sourire ! gardez les pieds au sol!"
Moralité : ben y'en a pas, justement!!
Butchy Fem
Tétons et autres coquineries

Voilà, à côté un petit sondage pour en apprendre plus sur les pratiques érotiques de chacune.
N’ayez pas peur de laisser des commentaires éclairants !
Pédée Sexuelle
6 oct. 2008
Les voyages forment la jeunesse
En effet, naguère, il y a bien quelques années déjà, 8-9 ans, je vivais avec une fille et nous nous aimions d’un amour sincère. Nous étions, en gros, un schmurtz installé, sans doute un peu trop, dans une routine monotone pour notre tendre âge. Nous avons ainsi fonctionné quelques 2 ans et quelques mois, et nous vivions dans un appart sympa. Je travaillais dur à cette époque, et elle, vivait les douces et confortables années d’études, payées par Papa, et c’est d’ailleurs Papa qui gérait tout pour elle. Cela me laissait perplexe de devoir appeler son père pour causer de la dernière facture d’EDF ou du loyer qui augmente ! Passons.
Notre relation était cool et fonctionnait bien, avec déci, delà, - mais qui n’a pas ses petits soucis -, des petits heurts dûs à une jalousie excessive de sa part à l’encontre de toute la gente féminine qui pouvait graviter autour de moi : mon ex, mes amies, ma cousine, la boulangère, mes élèves… Bref, tout individu doté de seins, d’un vagin, d’une chevelure brune, doué d’intelligence, ayant plus de 18 ans. Je pouvais passer 4 nuits sur le canapé lors de crises aiguës de jalousie. C’était LE sujet de pétage de plomb. Mais sinon, tout allait bien…. !
Dans le cadre de ses études d’espagnol, lui est donné l’opportunité d’aller faire sa maîtrise au Mexique. Bien évidemment, ça ne se refuse pas ! Elle saute sur l’occas avec toute ma bénédiction. Pour ma part, j’étais sur un projet de formation et je tenais à suivre le cours de ma vie et ne pas faire une croix sur cette formation pour la suivre là-bas. Nous étions ok, 6 mois, ce se fait quand même, et puis, j’irai la voir souvent !
Donc, là voilà partie. Larmes et effusions à l’aéroport, nos cœurs saignent, et je pense à la chanson de Brel, « Orly ». 3 jours après, je me dis que non, je ne peux pas rester ici et nous décidons alors que je vais la rejoindre rapidos, ce qui nous met grave grave en joie !! C’est parti l’aventura !! Mais rapidos, ça veut dire environ 1-2 mois, le temps de démissionner, de donner mon préavis, de déménager, de refaire mon passeport…
Le 1er mois, N. m’appelle tous les jours en larmes, ça ne le fait pas du tout, elle se meure de moi, elle ne peut vivre sans moi et m’aime comme une folle. Ce romantisme d’exilée me touche et ma hâte est sans fin, je me meurs de son absence, mon sac est fait, mon cœur est prêt. Tant pis pour ma formation, je la ferai en rentrant dans 6 mois. Nous passons des heures au tél, elle me raconte un peu son quotidien, elle m’a prévu des trucs, et m’a trouvé du taf à l’Alliance Française pour donner des cours de français. Cool cool, ça s’annonce trop bien tout ça !! Putain je suis grave excitée par l’affaire.
Le 2nd mois, plus de news ou si peu. Mon cœur me dit de me méfier, un truc a changé c’est sûr ! J’en parle avec elle au tél, elle est rassurante, me dit qu’elle a plein de taf, et que c’est speed. Bon, ok, elle a toujours hâte que j’arrive ! Cool. Silence radio d’une semaine. Je n’arrive pas à la joindre. 1 semaine avant mon départ. Je suis morte d’inquiétude. Lui est-il arrivé quelque chose ? J’appelle en pleine nuit au Mexique, genre 3 jours avant mon départ, histoire de mettre les choses au clair, bordel. Elle n’est pas joisse que je réveille tout le monde : il est 20h en France mais 2h du mat là-bas. Rien à foutre, je veux avoir une explication. Je viens de démissionner, de stopper ma formation, je n’ai plus d’appart et je m’engage à faire 20 000 kms pour elle, alors faut que ça soit clair !
Elle me trouve parano, bien sur qu’elle m’attend, elle a trop hâte de me voir et de me serrer, juste que ces derniers temps, elle a fait plein de trucs, elle a beaucoup travaillé et aussi un peu fait la fête et rencontré plein de gens, mais non, elle ne m’oublie pas, carrément pas. Je ne sais pas trop quoi en penser mais je pars du principe que notre relation est sincère et que nous sommes capables de nous parler franchement et que je lui fais confiance, vu que je l’aime et que cela fait bientôt 3 ans que nous sommes ensembles.
Je pars. Au Mexique, pour 6 mois. Je prends l’avion, j’ai mal au ventre, je flippe des retrouvailles à Mexico DF. Mais c’est bon, je m’y lance.
Arrivée, déconnectée, 14 heures de vol, le décalage horaire, le dépaysement, la fatigue et l’étrange. Elle est là, tendue. Nous repartons à Toluca en bus, 90 kms. C’est froid et toujours tendu, pas de tendresse pas de câlins. Je laisse le temps, nous devons nous reconnecter, c’est normal. Nous arrivons. Il est 3h du mat, j’ai pas dormi depuis un moment et il y a 7 heures de décalage horaire, je suis dépouillée de la tête. J’ai envie de me coucher. Elle me montre ma chambre et m’annonce que nous n’allons pas dormir ensemble et que nous ne sommes plus ensemble, car elle a rencontré un mec. GLOUPS, Damned. La douche froide. Hum, quel accueil. Sympa de me l'avoir dit avant !!
Ensuite, je suis restée 2 mois. Deux mois où elle m’a menti, embobinée, maltraitée, où elle a été méchante et humiliante profitant de la situation. En plus, dès le 1er jour, je me suis fait bouffer ma carte bancaire par la machine et je n’avais donc plus de thunes, le temps que ma carte soit refaite en France et arrive jusqu’à moi. Donc dépendante financièrement d’elle, vu que je ne connaissais personne d’autre. Devoir lui demander 3 sous pour prendre le bus ou pouvoir m‘acheter un casse-dalle. Atroce !
Le summun du bordelo, c’est que ma mère, mes 2 frères arrivaient 2 semaines après pour fêter Noel au Mexique, avec nous. Super bonne idée que j’avais eu quelques 3 mois auparavant !! Nous voici donc en famille à se balader avec nos sacs à dos à travers le Mexique et elle, désagréable avec moi, devant ma famille, limite à parler de son mec, et de sa super nouvelle vie. Ma mère, adorable avec elle, alors que je souffre et suis super mal et que mon futur est tout à coup très trouble. C’est toujours sympa la solidarité familiale dans ces cas-là. Bon, ma mère m’a quand même aidé plus tard, à m’acheter un billet retour.
Finalement pas de boulot à l’Alliance. Ça ne va pas du tout. Je me barre toute seule me paumer dans ce pays que, tout à coup, je déteste. Je n’ai plus de thunes. Notre relation dégénère et je pique des crises de fou car elle m’embrouille et me ment. Ça pue, je péte des câbles, fais un scandale à son boulot, déchire des photos et casse des choses chez elle, sous son nez, je suis folle énervée, je pars en live. Qu’elle me quitte, ok, mais honnêtement, respectueusement, et là, ses bassesses, son manque de respect, sa méchanceté. Je ne comprends plus rien. Je décide de mettre fin au bordel et de rentrer en France, deux mois après.
Je rentre, j’ai plus de taf, pas de piaule, plus une thune. Et en plus, bien sûr, je suis trop en forme !!
Bon, finalement, on rebondit toujours dans ces cas-là mais j’ai mis un peu de temps quand même à sortir la tête de l’eau. 1 an après, elle est venue gratter à ma porte à Rennes, s’excuser plus ou moins, faire copine-copine. Mais bon, faut pas me prendre pour une conne hein.
Alors, si ça c’est pas un beau larguage, hein !!?
Pédée Sexuelle
3 oct. 2008
Celui qui meurt
des anniversaires mornes et doux.
amers et chauds.
Ce jour là, un lundi,
je n'étais simplement pas allée travailler,
sans me poser de questions,
sans appeler pour excuser mon absence.
Plus rien, sauf lui, n'avait d'importance.
Lui, aspiré par ce lit immense,
dans cette chambre d'hôpital pâle.
Des jours et des mois de douleur,
le voir ainsi affaibli,
voir son corps et son visage se creuser, s'amenuiser.
J'aurais aimé pouvoir être là,
mais si souvent j'ai fui.
J'ai fui dans la fête, le soleil, le sexe.
J'ai fui croyant incliner mon corps à la vie,
ressentir la brûlure quand l'anesthésie menaçait.
La veille du lundi,
j'ai croisé une fée en proie,
ensemble on a froissé nos corps en pleurant,
ensemble un peu, on est restées.
Aussi, elle m'a portée à la surface,
m'a donné le souffle,
quand elle aurait préféré simplement m'aimer.
Ce lundi là, je savais sans le concevoir,
qu'il me fallait être là,
près de lui.
Le frère et la soeur aussi le savaient,
et tous étaient là, les trois.
Seule avec lui, enfin,
je lui ai dit ce qui pas même, ne se chuchote.
Je lui ai dit l'amour indicible,
l'oedipe,
comme une mère,
l'amour-propre par lui insufflé.
Ce lundi là,
dans cette chambre orangée de soleil couchant,
il délirait si peu en répétant "je vous amour".
Morphine, héroïne du héros blessé.
Le frère et la soeur à la droite du père,
moi à sa gauche,
nous l'avons laissé aller,
le retenant juste un peu,
encore par la main.
Être là tous les trois,
être là jusqu'à la frontière,
être là,
être avec,
Lui.
Tous les trois pelotonnés,
ensemble ensuite,
nous avons dormi,
d'un sommeil noir et profond.
Trois adultes-chatons,
une dernière fois enchevêtrés, cajolés.
Le lendemain fut un autre monde,
un autre temps,
une autre vie.
L'amour ne sera plus jamais ignoré,
l'amour ne sera plus jamais feint,
l'amour ne sera plus jamais sacrifié.
"Ceux qui meurent nous apprennent à vivre".
Emmanuelle
homoparentalité
http://radiofrance-podcast.net/podcast/rss_10177.xml
1 oct. 2008
voici beegoody, la nouvelle mascotte des gouinettes
J'ai pas pu résister à l'envie de vous montrer la trombine de la diablesse... celle qui sacage tout chez moi et terrorise le chien du haut de ses 2 mois et 1 semaine!!
Butchy fem
what's up?
- je me suis enfin mise à restaurer un vieux meuble de cuisine qui trainait dans mon garage depuis plusieurs années (je vous mettrai une photo de l'oeuvre finale),
- après des années d'intense pratique, j'ai arrêté de me ronger les ongles, et ce sans même m'en apercevoir,
- j'ai fait plein de super photos,
- j'ai réussi à voir baby dyke,
- j'ai adopté un chaton,
- je vais vivre avec une fille.
Quoi de neuf depuis une semaine? soit depuis la fin de mes vacances? :
- mon meuble est en stand-by pour une durée indéterminée et mon garage est un champ de bataille de bricoleuse du dimanche,
- j'ai recommencé à me ronger les ongles de la main droite. La main gauche demeure, pour l'instant épargnée,
- j'ai perdu le cable de mon appareil photo,
- j'ai perdu la trace de baby dyke,
- le chaton m'a niqué 2 paires de collants, 3 plantes, a vomi sur le canapé et a fait caca sur le lit,
- la fille en question débarque samedi avec ses premiers cartons et je sais déjà pas où caser mon propre merdier.
Conclusion : c'est pas le bordel et je suis pas du tout stressée...
Butchy fem
30 sept. 2008
25 sept. 2008
Mon oeil, oui !!
Je vous jure que le chirurgien, je vais grave l’avoir à l’œil celui-ci, qu’il ne fasse pas un mauvais geste au moment où le scalpel va tailler la cornée et j’espère, pour moi, qu’il a bien le compas dans l’œil ! Sinon, il risque fort de rentrer chez lui, avec un œil au beurre noir.
Même pas froid aux yeux, le mec, le chirurgien, il me dit, détendu, que ça ne fait pas mal comme opération et que c’est bénin.. "Hein, quoi au Bénin ?"…Non, non, je n’ai pas de problèmes d’ouïe ni de compréhension, non, c’est juste la peur qui m’aveugle et occulte mes capacités intellectuelles, d’habitude, si vives et riches. Je rappelle que le stress me rend stupide et primaire. Une vraie bête !
Bref, je ferme les yeux à ce qu’il vient de me dire même si je n’en pense pas moins. Aucune opération n’est bénigne, me semble-t-il. Il ne doit pas les avoir en face des trous s’il ne voit pas que j’irais bien voir ailleurs, que je suis totally flippée, que je m’imagine déjà avec un œil en moins…Fini les clins d’œil sauvages aux belles brunes des salles de concert ! Une borgne qui se rince l’œil dans le décolleté généreux d’une belle mouf, ça le fait moyen, je pense, pour draguer !! Rien que d’y penser, j’en pleure toutes les larmes de mon corps.
Bref, ça crève les yeux que la perspective de ce 13 octobre au bloc opératoire ne va pas pour m’emballer des masses, mais à y regarder à deux fois, tu te fourres le doigt dans l’œil si tu penses que je vais me dégonfler…Non, non, non, je me prends moi même entre 4 yeux et j’implore mon cerveau et mes 2 synapses à la mettre sérieusement en veilleuse jusque là. Zen attitude !
Comment on arrête le petit vélo des barjots ?
Pédée Sexuelle
Sauvez Baby et Butchy !
Quant à Butchy Fem, je pense qu'elle a vraiment besoin de soutien en cette 2ème journée de rentrée, ça a l'air pas facile du tout de retrouver :
Pff, la pôvrette qui souffre tant ! Courage, Butchy, n'oublies pas, c'est pour t'acheter des croquettes ! (nan, elle mange pas des croquettes, c'est une métaphore !)
Pédée Sexuelle
24 sept. 2008
Pour cause de déménagement
Alors, vu que je déménage, je vends les choses suivantes :
- Un frigidaire avec une partie congélo : 90€
- Une gazinière, 4 feux + four : 80€
- Une machine à laver : 100€
- Un meuble informatique : 40€
- Une table ronde ikéa avec 4 chaises : 50€
- Un hallogène : 20€
- Un sommier : 30€
- Un petit clavier électronique Rodéo37 : 30€
Je peux envoyer des photos éventuellement, c'est visible et à retirer chez moi !
Si vous êtes intéressées, vous pouvez me joindre par mail à l'adresse des Gouinettes Poltronnes.
Pédée Sexuelle
23 sept. 2008
En cas d'éjection, merci d'ouvrir mon parachute !
Mais je flippe aussi. Car le truc, c’est que je me trouve très chiante en fait, en vie de SChmurtz (le mot couple est banni de mon vocabulaire). Oui, voilà, je suis une casse-couille de base et des fois, je me dis que ça doit pas être facile de vivre avec moi. Du coup, je me dis aussi que je suis sur un siège éjectable et que je ferais bien de faire gaffe à mes fesses. Vous voulez des exemples de mes comportements de psychopathe ? Vous allez grave flipper.
- Genre j’arrive pas à dormir si elle est dans la pièce d’à côté à mater un film. Enfin, si, en général, je m’endors très bien mais une heure après je me réveille en sursaut, ne sentant pas sa présence. Et ça me met en transe. Je suis happé par un truc de colère qui vient je ne sais d’où et que j’essaye de contrôler car je vois bien le côté névrotique de l’affaire. Mais non, je suis supra-éveillée, l’énervement et le stress me terrasse, je finis par me lever, énervée comme pas deux, et la pauvre se fait engueuler pour rien du tout ! Ce fut d’ailleurs l’objet de quelques séances chez ma psy et je commence à piger le pourquoi du comment mais bon, je me déteste vraiment quand je suis comme ça et je vois bien que je n’arrive pas à me contrôler. C’est ça qui est insupportable autant pour elle que pour moi.
- J’aurais une certaine tendance à repasser derrière elle pour changer des trucs qu’elle vient de faire. Pénible, hein ! Genre elle plie une couverture super bien dans la panière du chat, et moi, 2 mns, après, je la défais car je trouve que ça a l’air plus cocoon quand la couverture est en bordel. Je sais que c’est agaçant. Je vais faire des efforts, c’est promis.
- Aussi, j’oublie encore et toujours de ranger : ma carte bancaire que je perds faussement sans arrêt et ça l’énerve car je m’énerve après moi et ça stresse tout le monde, je ne range toujours pas la pince à épiler à sa place, je lui pique de la crème que je crois pour le visage et je m’en tartine toute la tronche alors que ce n’est que pour le contour des yeux ! En trois coups de paluche, j’ai vidé le pot de crème à 30 € les 100grammes ! Pff, les butchs et les produits de beauté, c’est incompatible je crois !
- Sinon, dès que je suis un peu stressée ou angoissée, je peux être très désagréable, grognon, mal lunée, sans aucune raison apparente. Dans ces cas là, faut pas me chercher la bagarre, je peux mordre. Je râle après tout et tout le monde. Même le chien se planque. Par ex, on a retapé une maison dont E. a hérité, et je me suis retrouvée à poncer un couloir de 4 étages rempli de boiseries alors qu’il me semblait parfaitement inutile de le faire, vu que les peintures étaient en excellent état malgré une couleur, certes, inesthétique. Du coup, j’ai été exécrable (bien qu’efficace) pendant 3 jours.
- Je suis du genre qui se stresse vite pour un rien, et qui, au passage, stresse tout le monde. Je pense être assez championne dans la catégorie. Faut que je me détende du genou en gros.
Bref, dans l’histoire, j’ai plus peur de moi que de la vie à deux en fait. Elle qui me disait au début de notre relation, qu’elle était invivable, je pense que des deux casse-couilles, je suis la reine et qu'elle est parfaitement vivable, adorable, patiente et fun, aussi chiantouille des fois, faut pas déconner. Pff, c'est dur quand même non, la vie de Schmurtz, non ? Et pour vous ?
Pédée Sexuelle
Dead or not dead ???
Alors faut-il nous sauver ou pas, en sachant que nous sommes à deux doigts de la mort ??
Pédée Sexuelle

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